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Manoir de Saint-Armel à Bruz en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Saint-Armel

    Le Manoir35170 Bruz
Propriété d'une société privée
Manoir de Saint-Armel
Manoir de Saint-Armel
Manoir de Saint-Armel
Manoir de Saint-Armel
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1076
Donation initiale
1507–1541
Résidence d’Yves Mahyeuc
XVe siècle
Reconstruction
1791
Vente comme bien national
11 août 1975
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. ZD 129) : inscription par arrêté du 11 août 1975

Personnages clés

Geoffroy Grenodat - Comte de Rennes Donateur du manoir en 1076.
Anselme de Chantemerle - Évêque de Rennes (1389–1427) Reconstructeur du manoir au XVe siècle.
Yves Mahyeuc - Évêque de Rennes (1507–1541) Confesseur royal, résident du manoir.
Henri IV - Roi de France Y séjournait lors de visites à Rennes.
Charles Bonaventure Toullier - Jurisconsulte rennais Acheteur du manoir en 1791.

Origine et histoire du Manoir de Saint-Armel

Le manoir de Saint-Armel, situé à Bruz en Ille-et-Vilaine, est un ancien manoir épiscopal dont les origines remontent au XIe siècle. Donné en 1076 par Geoffroy Grenodat, comte de Rennes, à l’évêque Sylvestre de La Guerche, il servit de résidence d’été aux évêques de Rennes. Reconstruit au XVe siècle par l’évêque Anselme de Chantemerle, puis modernisé au XVIIe siècle, il conserve des vestiges de sa chapelle médiévale.

Au Moyen Âge, le manoir était appelé Hôtel Saint-Armel et abritait l’un des cinq plaids généraux de l’évêché. Il accueillit des figures majeures comme Yves Mahyeuc (confesseur d’Anne de Bretagne et évêque de Rennes), ainsi que les ducs Jean IV et Jean V, et même Henri IV. La Révolution entraîna sa vente comme bien national en 1791, après des demandes de destruction pour vétusté.

Le manoir, entouré de douves et doté d’un pont-levis (disparu), comprenait trois corps de bâtiments, une chapelle détruite en 1791, et une cour intérieure avec puits. Au XIXe siècle, le portail fut remanié, et les douves partiellement comblées après le détournement de la Seiche pour les mines de Pont-Péan. Épargné par les bombardements de 1944, il fut inscrit aux monuments historiques en 1975.

Architecturalement, le manoir allie des éléments des XVe–XVIIe siècles : façades à pilastres ioniques, frontons triangulaires, et toitures élevées avec gerbières. Le Pavillon, au sud, et la Chambre du Cerf (au-dessus de l’écurie) témoignent de son passé seigneurial. Aujourd’hui propriété privée, il reste un symbole du patrimoine breton et de l’histoire épiscopale rennaise.

Parmi ses occupants notables, Charles Bonaventure Toullier, jurisconsulte, l’acquit en 1791, suivi par la famille Péan au XIXe siècle. Le docteur Patay, propriétaire pendant la Seconde Guerre mondiale, y hébergea des sinistrés après les bombardements. Le site, proche de la Seiche, conserve aussi des traces d’un pont médiéval à quatre arches, partiellement préservé.

Liens externes

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