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Manoir de Saint-Germain-d'Aunay dans l'Orne

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de Saint-Germain-d'Aunay

    10 Le Manoir
    61470 Saint-Germain-d'Aunay
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1589
Destruction partielle
fin XVe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Reconstruction en colombages
XIXe siècle
Agrandissements majeurs
1906-1907
Restauration par Ruprich-Robert
17 juillet 1992
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du pavillon (cad. ZH 38) : inscription par arrêté du 17 juillet 1992

Personnages clés

Guillaume de Mallevoüe - Commanditaire initial Constructeur du pavillon à la fin du XVe siècle.
Abbé Breuil - Préhistorien Y rédigea une partie de son œuvre au début du XXe siècle.
Gabriel Ruprich-Robert - Architecte Responsable des restaurations en 1906-1907.
Robert de Saint-Hilaire - Propriétaire et restaurateur Initiateur des travaux des années 1980.

Origine et histoire

Le manoir de Saint-Germain-d'Aunay est une demeure construite à la fin du XVe siècle sur l’ancien fief des Vaux, à l’initiative de Guillaume de Mallevoüe. Il en subsiste aujourd’hui un pavillon en damier de grès et silex, ainsi qu’une échauguette. Ce site, situé dans la commune de Saint-Germain-d'Aunay (Orne, Normandie), illustre l’architecture seigneuriale de la transition entre Moyen Âge et Renaissance.

Partiellement détruit à la fin du XVIe siècle par les Ligueurs, le manoir est reconstruit en colombages. Des modifications majeures interviennent au XIXe siècle, notamment l’agrandissement du logis et la construction de nouvelles dépendances. Au début du XXe siècle, l’abbé Breuil y rédige une partie de son œuvre sur la préhistoire, tandis que l’architecte Gabriel Ruprich-Robert mène des restaurations en 1906-1907.

Les façades et toitures du pavillon sont inscrites aux monuments historiques depuis le 17 juillet 1992. Le manoir, propriété de la famille de Mallevoüe depuis le XIVe siècle, a également bénéficié de restaurations importantes entre 1980 et 1982, initiées par Robert de Saint-Hilaire et son épouse. Le site mêle ainsi des éléments médiévaux, Renaissance et modernes, reflétant son histoire mouvementée.

Le logis principal, en pan de bois partiellement hourdi de tuiles, contraste avec le pavillon en damier, typique du début du XVIe siècle. Les dépendances, en brique et colombages, complètent cet ensemble architectural. Le manoir est aussi lié à la vie intellectuelle du XXe siècle, grâce à la présence de l’abbé Breuil, figure majeure de la préhistoire.

Situé au fond de la vallée de la Mont-Joie, le manoir aurait remplacé une demeure fortifiée plus ancienne. Son évolution architecturale, marquée par les guerres de Religion et les adaptations successives, en fait un témoignage rare de l’histoire rurale et seigneuriale normande.

Liens externes