Manoir de Saint-Quijeau à Lanvénégen dans le Morbihan

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Saint-Quijeau

  • Saint-Quijeau
  • 56320 Lanvénégen
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Manoir de Saint-Quijeau
Crédit photo : Lionel Rauch - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XVe siècle
Construction initiale
1730-1750
Transformation majeure
1753
Interruption des travaux
1796
Rachat après la Révolution
1855
Transformation en manoir-ferme
1998
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis en totalité, dont les ruines de la chapelle en son extrémité est ; élévations et toitures des communs est et ouest ; murs de clôture ; portail d'entrée et puits (cad. G 91, 92) : inscription par arrêté du 4 février 1998

Personnages clés

Thomas de Kervénozaël Propriétaire ayant valorisé la seigneurie avant sa mort en 1730.
Louis Nicolas de Plœuc Marquis ayant engagé d'importants remaniements architecturaux.
Marie-Françoise de Kervénozaël Marquise ayant engagé des travaux de transformation du manoir.
Victor du Botdéru Comte émigré en Pologne pendant la Révolution.
Jeanne Thomase de Plœuc Propriétaire ayant racheté le manoir en 1796.
Thomas Cadic Propriétaire ayant transformé le château en manoir-ferme en 1855.

Origine et histoire du Manoir de Saint-Quijeau

Le manoir de Saint-Quijeau, situé au lieu-dit Saint-Quijeau à Lanvénégen, à 2 km au sud-est du bourg, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 4 février 1998. Une résidence noble y est attestée dès le XVe siècle ; la propriété appartint successivement aux familles du Rest, aux Guégant au XVIIe siècle, puis aux Kervénozaël, aux de Plœuc et aux de Botdéru au XVIIIe siècle. La demeure actuelle conserve la composition d'ensemble héritée d'un ensemble préexistant du XVe siècle, mais présente tous les caractères d'une construction noble du XVIIIe siècle résultant d'une transformation radicale et d'une remise au goût du jour probablement menée dans les années 1730-1750. Thomas de Kervénozaël travailla à valoriser la seigneurie mais mourut en 1730 ; en 1731 Marie-Françoise de Kervénozaël épousa Louis Nicolas de Plœuc, qui prit le titre de marquis en 1734, et engagea d’importants remaniements architecturaux. Les travaux, interrompus en 1753, ont visé la recherche de symétrie et de perspectives : agrandissement et approfondissement du logis, reconstruction de la chapelle, réalisation d'écuries importantes, création d'un vestibule et introduction d'un double escalier monumental. La marquise mourut en 1758 ; le manoir passa ensuite à son fils puis, à la Révolution, fut possédé par le comte Victor du Botdéru, émigré en Pologne, avant d’être vendu comme bien national et racheté en 1796 par Jeanne Thomase de Plœuc. Les biens furent cédés à divers acquéreurs au cours du XIXe siècle et, en 1855, Thomas Cadic transforma le château en manoir-ferme. Le manoir présente un plan fermé typique d'une demeure seigneuriale : le corps de logis principal, prolongé à l'est par la chapelle, occupe le côté nord d'une cour fermée sur les autres côtés par des communs symétriques reliés entre eux et par un mur au sud. Les communs ouest sont liés au logis par un portail à double porte, coiffé d'un blason d'une famille non identifiée ; au nord-est du logis se trouve une dépendance dite écurie et au sud-ouest, au-delà de la clôture, se situe un four à pain ; le colombier a été détruit. Des jardins s'étendaient au nord et à l'est ; quelques traces des murs qui les entouraient subsistent encore. Depuis 2016, un nouveau propriétaire mène des travaux d'anastylose et de restauration : les opérations ont commencé par la remise en état de la chapelle et le nettoyage de l'intérieur avant des interventions plus lourdes. Les restaurations portent notamment sur la façade nord et sud, la partie est du bâtiment, les écuries et l'escalier monumental, ainsi que sur les éléments intérieurs de la chapelle.

Liens externes