Construction initiale 1575-1585 (≈ 1580)
Construction du manoir par la famille du Bec Crespin.
1630-1665
Transformations majeures
Transformations majeures 1630-1665 (≈ 1648)
Rénovations et extensions par René de Vardes et son fils François.
24 juillet 2002
Inscription monument historique
Inscription monument historique 24 juillet 2002 (≈ 2002)
Le manoir est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir en totalité, soit l'ensemble du bâti organisé autour de l'enclos, de la clôture et des sols des parcelles A 137, A 138, A 167 et A 168, le grand logis central, ainsi qu'une bande de terrain de vingt mètres autour de l'enclos et l'avenue avec les sols et les alignements, les bornes et tables de pierre (cad. A 137, 138, 140, 166 à 169, 230, lieudit Ferme de Vardes) : inscription par arrêté du 24 juillet 2002
Personnages clés
Jacqueline du Bueil
Comtesse de Moret ayant impulsé une campagne de construction.
René de Vardes
Propriétaire ayant entrepris des transformations majeures.
François de Vardes
Fils de René de Vardes, ayant participé aux transformations.
Origine et histoire du Manoir de Vardes
Le manoir de Vardes, situé à Neuf‑Marché (Seine‑Maritime) au lieu‑dit « ferme de Vardes » sur la route départementale 915, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 24 juillet 2002. Construit vers 1575‑1585 par la famille du Bec Crespin, il répondait à des fonctions à la fois seigneuriales et défensives. Les bâtiments en brique, avec chaînages en pierre calcaire — portail, granges, colombier et logis — s’organisent autour d’une cour rectangulaire et conservent plusieurs dispositifs de défense, notamment des canonnières au colombier, des fossés résiduels et une échauguette. Une campagne de construction a également été conduite sous l’impulsion de Jacqueline du Bueil, comtesse de Moret. Entre 1630 et 1665, René de Vardes et son fils François, proches de la Marquise de Sévigné, entreprennent de nombreuses transformations ; un grand corps de bâtiment en maçonnerie à décor en bossage de brique, flanqué d’un pavillon à l’est, est élevé en travers de l’enclos. Le projet, qui semble avoir visé à « castelliser » le manoir en édifiant un château résidentiel distinct de la ferme, n’a pas abouti. À partir du XVIIIe siècle, le manoir est affecté à l’exploitation agricole, vocation qui perdure jusqu’à une époque récente. L’ensemble présente une architecture mêlant brique et pierre, témoignant des phases de construction et d’aménagement des XVIe et XVIIe siècles.