Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Manoir de Vaudésir à Saint-Christophe-sur-le-Nais en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Vaudésir

    3 Vaudesir
    37370 Saint-Christophe-sur-le-Nais
Propriété privée
Crédit photo : Aug. Cecil(?) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1532
Construction initiale
1558
Vente à François Massicault
1593
Transmission aux filles Massicault
1667
Rattachement au duché de La Vallière
1625–1719
Période famille Testu
1720
Procès-verbal des réparations
1947
Première protection MH
2022
Nouvel arrêté de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis en totalité et sa plate-forme, les douves, les façades et toitures des communs ainsi que leur cour, et l'allée d'arrivée, tels que représentés sur le plan annexé à l'arrêté et situés à Vaudésir, sur les parcelles n° 54, 55, 56, 57 et 1034, figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 29 décembre 2022

Personnages clés

René Bonamour - Commanditaire et premier propriétaire Marchand tourangeau, constructeur en 1532.
François Massicault - Second propriétaire (1558) Marchand à Tours, achète le manoir.
Jeanne Massicault - Héritière et transmetteuse Veuve d'Argouges, cède à ses filles.
François Testu - Propriétaire (1625–1719) Acquiert par mariage familial.
Famille Baudard - Propriétaires (à partir de 1719) Première famille noble propriétaire au XVIIIe.

Origine et histoire

Le manoir de Vaudésir, situé à Saint-Christophe-sur-le-Nais (Indre-et-Loire), est construit en 1532 par René Bonamour, un marchand tourangeau. L'acte de vente de 1558 le décrit comme une « grande maison garnie de 7 cheminées, 4 tours, une chapelle, un colombier, cours et jardins, le tout enclos de fossés ». Ce document atteste aussi de son rachat en 1558 par François Massicault, également marchand à Tours. Le fief relève alors de la baronnie de Saint-Christophe, avant d’être rattaché au duché-pairie de La Vallière en 1667.

La propriété passe en 1593 à Jeanne Massicault, veuve de Guillaume d'Argouges, qui le transmet à ses filles. Par le mariage de l’une d’elles avec François Testu, le manoir reste dans cette famille de 1625 à 1719. Un procès-verbal de 1720 détaille son état : trois bâtiments couverts d’ardoise, une aile Est avec cuisine, office et salles à cheminée, et une galerie abritant une chapelle au rez-de-chaussée. Les modifications architecturales, comme le remplacement des baies en plein cintre par des fenêtres à meneaux au XVIIe siècle, reflètent son évolution défensive et résidentielle.

Au XVIIIe siècle, le manoir change plusieurs fois de mains : la famille Baudard (1719), Georges Latouche (1794), puis les de Sarcé (1810) et Emmanuel de Tessecourt (1875). Bien que l’aile Ouest, visible sur le cadastre de 1834, ait aujourd’hui disparu, les éléments restants (douves partiellement asséchées, pont d’accès, tours carrées, toits en ardoise) conservent leur unité architecturale d’origine. Classé monument historique en 1947, son arrêté de protection est renouvelé en 2022 pour inclure le logis, les douves, les communs et leur cour.

Les sources (Wikipédia, Monumentum) soulignent son rôle de résidence seigneuriale liée à l’activité marchande tourangelle des XVIe–XVIIIe siècles. Les grilles défensives, encore visibles sur le pavillon Nord-Ouest jusqu’aux années 1980, rappellent son caractère semi-fortifié à l’époque Renaissance. Aujourd’hui, le manoir reste un témoignage intact de l’architecture civile de la Touraine, mêlant fonctions résidentielles, symboliques (chapelle privée) et économiques (colombier, cours).

Liens externes