Frise chronologique
1532
Construction initiale
Construction initiale
1532 (≈ 1532)
René Bonamour érige le manoir.
1558
Vente à François Massicault
Vente à François Massicault
1558 (≈ 1558)
Acte décrivant 7 cheminées et 4 tours.
1593
Transmission aux filles Massicault
Transmission aux filles Massicault
1593 (≈ 1593)
Jeanne Massicault lègue à ses héritières.
1667
Rattachement au duché de La Vallière
Rattachement au duché de La Vallière
1667 (≈ 1667)
Changement de suzeraineté féodale.
1625–1719
Période famille Testu
Période famille Testu
1625–1719 (≈ 1672)
Propriété via mariage avec François Testu.
1720
Procès-verbal des réparations
Procès-verbal des réparations
1720 (≈ 1720)
Description détaillée des bâtiments existants.
1947
Première protection MH
Première protection MH
1947 (≈ 1947)
Inscription aux monuments historiques.
2022
Nouvel arrêté de protection
Nouvel arrêté de protection
2022 (≈ 2022)
Extension aux douves et communs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité et sa plate-forme, les douves, les façades et toitures des communs ainsi que leur cour, et l'allée d'arrivée, tels que représentés sur le plan annexé à l'arrêté et situés à Vaudésir, sur les parcelles n° 54, 55, 56, 57 et 1034, figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 29 décembre 2022
Personnages clés
| René Bonamour - Commanditaire et premier propriétaire |
Marchand tourangeau, constructeur en 1532. |
| François Massicault - Second propriétaire (1558) |
Marchand à Tours, achète le manoir. |
| Jeanne Massicault - Héritière et transmetteuse |
Veuve d'Argouges, cède à ses filles. |
| François Testu - Propriétaire (1625–1719) |
Acquiert par mariage familial. |
| Famille Baudard - Propriétaires (à partir de 1719) |
Première famille noble propriétaire au XVIIIe. |
Origine et histoire
Le manoir de Vaudésir, situé à Saint-Christophe-sur-le-Nais (Indre-et-Loire), est construit en 1532 par René Bonamour, un marchand tourangeau. L'acte de vente de 1558 le décrit comme une « grande maison garnie de 7 cheminées, 4 tours, une chapelle, un colombier, cours et jardins, le tout enclos de fossés ». Ce document atteste aussi de son rachat en 1558 par François Massicault, également marchand à Tours. Le fief relève alors de la baronnie de Saint-Christophe, avant d’être rattaché au duché-pairie de La Vallière en 1667.
La propriété passe en 1593 à Jeanne Massicault, veuve de Guillaume d'Argouges, qui le transmet à ses filles. Par le mariage de l’une d’elles avec François Testu, le manoir reste dans cette famille de 1625 à 1719. Un procès-verbal de 1720 détaille son état : trois bâtiments couverts d’ardoise, une aile Est avec cuisine, office et salles à cheminée, et une galerie abritant une chapelle au rez-de-chaussée. Les modifications architecturales, comme le remplacement des baies en plein cintre par des fenêtres à meneaux au XVIIe siècle, reflètent son évolution défensive et résidentielle.
Au XVIIIe siècle, le manoir change plusieurs fois de mains : la famille Baudard (1719), Georges Latouche (1794), puis les de Sarcé (1810) et Emmanuel de Tessecourt (1875). Bien que l’aile Ouest, visible sur le cadastre de 1834, ait aujourd’hui disparu, les éléments restants (douves partiellement asséchées, pont d’accès, tours carrées, toits en ardoise) conservent leur unité architecturale d’origine. Classé monument historique en 1947, son arrêté de protection est renouvelé en 2022 pour inclure le logis, les douves, les communs et leur cour.
Les sources (Wikipédia, Monumentum) soulignent son rôle de résidence seigneuriale liée à l’activité marchande tourangelle des XVIe–XVIIIe siècles. Les grilles défensives, encore visibles sur le pavillon Nord-Ouest jusqu’aux années 1980, rappellent son caractère semi-fortifié à l’époque Renaissance. Aujourd’hui, le manoir reste un témoignage intact de l’architecture civile de la Touraine, mêlant fonctions résidentielles, symboliques (chapelle privée) et économiques (colombier, cours).