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Manoir de Vauville dans la Manche

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Vauville

    D31850440 Vauville
Propriété privée
Manoir de Vauville
Manoir de Vauville
Manoir de Vauville
Manoir de Vauville
Manoir de Vauville
Manoir de Vauville
Crédit photo : pierrestz{@}gmail.com - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1700
1800
1900
2000
1163
Construction du donjon
1713
Assassinat et refuge
XVIIe siècle
Rebâtiment du logis
1837
Démolition de la porterie
1948
Création du jardin botanique
2025
Restauration de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et de son pigeonnier ainsi que celles de l'ancien fort situé en bordure de la Manche avec sa maison de gardien (cad. AC 166, 204, 205) : inscription par arrêté du 5 mai 1972

Personnages clés

Richard de Vauville - Seigneur et fondateur Construisit le donjon en 1163.
François-César de Costentin - Rebâtisseur du logis Ajouta les ailes au XVIIe siècle.
Jean-Baptiste César de Costentin - Comte de Vauville S’y réfugia après un meurtre.
Polydore Le Marois - Propriétaire destructeur Fit abattre la porterie en 1837.
Éric Pellerin - Propriétaire actuel Gère le manoir et son jardin.

Origine et histoire du Manoir de Vauville

Le manoir de Vauville, situé dans l’ancienne commune du même nom en Normandie, trouve ses origines au XIIe siècle comme forteresse féodale. Érigé initialement par Richard de Vauville en 1163, il ne conserve aujourd’hui qu’un donjon similaire à celui de Beaurepaire, entouré de douves comblées par un jardin. Ce site stratégique, proche de la côte, était probablement baigné par la mer à l’époque de sa construction, reflétant son rôle défensif dans la région de la Hague, au nord-ouest du Cotentin.

La seigneurie de Vauville, plein fief de haubert dépendant de la baronnie de Bricquebec, changea plusieurs fois de mains : des La Haye aux Carbonnel, puis aux Le Sauvage. En 1663, Jeanne Le Sauvage, héritière du domaine, épousa François-César de Costentin, frère aîné du maréchal de Tourville. Ce dernier rebâtit le logis actuel au XVIIe siècle, conservant le donjon médiéval tout en y ajoutant deux ailes latérales. Les vestiges des tours et défenses, encore visibles au début du XVIIIe siècle, disparurent progressivement.

Le manoir connut des épisodes tragiques, comme l’assassinat en 1713 par Jean-Baptiste César de Costentin, comte de Vauville, qui s’y réfugia avant d’obtenir sa grâce en invoquant un privilège rouennais. Au XIXe siècle, le général Jean Le Marois, député et aide de camp de Napoléon, en devint propriétaire avant que son fils, Polydore, ne fasse démolir en 1837 la porterie médiévale et les communs, effaçant des traces historiques comme celle du bienheureux Thomas Hélye.

Endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, le manoir fut restauré par la famille Gayard en 1890, puis par les Pellerin à partir de 1948. Ces derniers y créèrent un jardin botanique, aujourd’hui labellisé Jardin remarquable et inscrit aux monuments historiques. Le site, partiellement protégé depuis 1972, fait l’objet de restaurations continues, dont la toiture retenue par le Loto du patrimoine 2025.

Architecturalement, le manoir illustre la Renaissance cotentinaise : deux corps de logis en pierre locale, reliés par le donjon du XIIe siècle, avec des lucarnes à frontons ornés et des cheminées monumentales. Le colombier extérieur, datant de 1732, compte plus de mille boulins. Le parc, ouvert au public, accueille des événements culturels dans la cour ou la salle à manger du manoir.

Liens externes

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