Frise chronologique
1581
Construction initiale
Construction initiale
1581 (≈ 1581)
Maison de maître en pierre de Caumont.
1764
Acquisition par Blondel
Acquisition par Blondel
1764 (≈ 1764)
Seigneurie achetée par Antoine-Michel Blondel.
1784
Transmission à Méry
Transmission à Méry
1784 (≈ 1784)
Legs à Michel-Louis Mery, échevin de Rouen.
vers 1905
Transformation par Lassire
Transformation par Lassire
vers 1905 (≈ 1905)
Ajout d’un pavillon style normand.
1908
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1908 (≈ 1908)
Reconstruction chapelle et style régionaliste.
6 août 1997
Classement partiel
Classement partiel
6 août 1997 (≈ 1997)
Inscription façades, toitures et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis et de la chapelle (cad. AE 117) : inscription par arrêté du 6 août 1997
Personnages clés
| Antoine-Michel Blondel - Seigneur de Berthenonville |
Acquiert la seigneurie en 1764. |
| Michel-Louis Mery - Premier échevin de Rouen |
Héritier en 1784, agrandit le domaine. |
| Charles Lassire - Architecte rouennais |
Transforme le manoir vers 1905. |
Origine et histoire
Le manoir de Villers, situé à Saint-Pierre-de-Manneville en Seine-Maritime, trouve ses origines au XVIe siècle comme « maison de maître » construite en 1581. Érigé en pierre de Caumont avec un étage à pans de bois et couvert de petites tuiles, il incarne l’architecture typique de la Renaissance normande. Ce site seigneurial, mentionné dans les sources dès le XVIe siècle, passe entre les mains de familles influentes, dont les Méry de Bellegarde au XVIIIe siècle.
En 1764, Antoine-Michel Blondel, seigneur de Berthenonville et contrôleur au Parlement de Normandie, acquiert la seigneurie de Villers. Il la transmet en 1784 à son neveu, Michel-Louis Mery, premier échevin de Rouen, qui étend son domaine en achetant le château voisin de Bellegarde en 1786. Ces propriétaires marquent l’histoire du manoir, alors composé d’un logis en pan de bois, d’une chapelle, d’un colombier et de bâtiments agricoles, le tout entouré d’un parc.
Au XIXe siècle, le manoir subit des modifications majeures, tandis qu’au début du XXe siècle, vers 1905, l’architecte rouennais Charles Lassire entreprend une transformation radicale. Il y ajoute un pavillon de style normand et habille les façades d’un trompe-l’œil caractéristique, donnant au manoir son apparence néo-normande actuelle. La chapelle, datant des XVIe ou XVIIe siècles, est reconstruite dans le même élan régionaliste vers 1908. Ces travaux s’inscrivent dans une volonté de modernisation tout en préservant des éléments anciens, comme les pans de bois réutilisés.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis 1997 pour ses façades, toitures et chapelle, le manoir de Villers se distingue aussi par son parc, labellisé « Jardin remarquable ». Ce lieu témoigne ainsi de plusieurs siècles d’histoire, mêlant héritage seigneurial, transformations architecturales et valorisation patrimoniale contemporaine.