Seigneurie de Wilwisheim 1651 (≈ 1651)
Les de Wangen deviennent seigneurs de Wilwisheim.
1669
Construction du manoir
Construction du manoir 1669 (≈ 1669)
Édification du manoir de Wangen par Jean-Louis Albert de Wangen.
1826
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1826 (≈ 1826)
Le manoir est racheté par la famille Bois-David après la mort de Mathias Etienne Picquart.
XVIIIe siècle
Décoration intérieure
Décoration intérieure XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d'éléments décoratifs intérieurs tels que lambris et cheminées.
2003
Inscription historique
Inscription historique 2003 (≈ 2003)
Le manoir est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail d'entrée et mur de clôture nord avec sa grille ; mur d'enceinte (vestiges subsistants) ; pont d'accès ; vestige de la fontaine ; corps de logis principal, en totalité, y compris les enduits extérieurs et les décors intérieurs ; façades et toitures des dépendances ouest et est, avec chapelle (cad. 5 54/20, 63/20, 65/20, 66/20) : inscription par arrêté du 30 octobre 2003
Personnages clés
Jean-Louis Albert de Wangen
Seigneur de Wilwisheim et constructeur du manoir en 1669.
Mathias Etienne Picquart
Fournisseur des armées ayant acquis le manoir à la Révolution.
Famille Bois-David
Propriétaire du manoir de 1826 à 1870.
Origine et histoire du Manoir de Wangen
Le manoir de Wangen, situé à Wilwisheim (Bas-Rhin), a été élevé par Jean-Louis Albert de Wangen en 1669 et s'accompagnait d'un grand parc désormais disparu lors de la transformation du domaine en exploitation agricole. L'ensemble se compose d'un corps de logis relativement intact, de deux dépendances perpendiculaires dont l'une se prolonge par une chapelle, et la parcelle où se trouvaient autrefois le parc et trois étangs subsiste encore, jusqu'à la voie ferrée qui l'entame légèrement. Les de Wangen, devenus seigneurs de Wilwisheim en 1651, firent édifier le château à l'entrée est du village ; des traces d'un équipement plus ancien figurent sur le plan cadastral napoléonien, qui montre un fossé entourant le domaine, un pont au nord de la cour et des dépendances terminées par des tourelles circulaires aux angles antérieurs. Aujourd'hui, seul subsiste le pont d'entrée ; les dépendances ont été remaniées, celle du côté ouest a été raccourcie et une partie du terrain est occupée par des maisons modernes. Le linteau de la fenêtre surmontant la porte d'entrée porte la date de 1669 et laisse supposer que les dépendances sont contemporaines du corps de logis. Des travaux de décoration intérieure datés du XVIIIe siècle avaient apporté lambris, cheminées, une alcôve et un escalier avec rampe de balustres taillés, mais ces éléments ont en grande partie disparu. À la Révolution, les de Wangen quittèrent le village et le château fut acquis par Mathias Etienne Picquart, fournisseur des armées originaire de Lorraine ; à sa mort en 1826, l'édifice fut racheté par la famille Bois-David, propriétaire jusqu'en 1870. La famille Bois-David obtint l'autorisation de l'évêque de Strasbourg pour utiliser la chapelle de la dépendance orientale ; par la suite le château fut vendu à des cultivateurs, Ignace Schlotter et sa femme Françoise Schneider. L'auge de la fontaine fut cédée à la commune de Friedolsheim et la cloche de la chapelle à la communauté israélite de Hochfelden. Le manoir est resté une exploitation agricole aux mains de la même famille jusque dans les années 1990 ; il est actuellement en vente et dans un état de conservation déplorable : une statue ornant la fontaine a été vendue, les dépendances sont partiellement en ruines et l'ensemble du décor intérieur du bâtiment central (plusieurs cheminées du XVIIIe siècle, lambris, portes, alcôve) a été enlevé. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 2003.