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Manoir de Wangen à Wilwisheim dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de Wangen

    Rue du Château
    67270 Wilwisheim
Propriété privée ; propriété de la commune
Manoir de Wangen
Manoir de Wangen
Manoir de Wangen
Manoir de Wangen
Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1651
Acquisition de la seigneurie
1669
Construction du manoir
1789
Départ des de Wangen
1826
Changement de propriétaire
2003
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail d'entrée et mur de clôture nord avec sa grille ; mur d'enceinte (vestiges subsistants) ; pont d'accès ; vestige de la fontaine ; corps de logis principal, en totalité, y compris les enduits extérieurs et les décors intérieurs ; façades et toitures des dépendances ouest et est, avec chapelle (cad. 5 54/20, 63/20, 65/20, 66/20) : inscription par arrêté du 30 octobre 2003

Personnages clés

Jean-Louis Albert de Wangen - Seigneur et commanditaire Fit construire le manoir en 1669.
Mathias Étienne Picquart - Acquéreur post-révolutionnaire Fournisseur des armées, propriétaire en 1826.
Famille Bois-David - Propriétaires (1826–1870) Utilisa la chapelle avec autorisation épiscopale.

Origine et histoire

Le manoir de Wangen, situé à Wilwisheim dans le Bas-Rhin, fut construit au 3e quart du XVIIe siècle (1669) par Jean-Louis Albert de Wangen, seigneur du village depuis 1651. Il remplaçait probablement un château plus ancien, dont subsistent des traces comme un fossé et un pont d’accès. Le domaine comprenait initialement un grand parc, des étangs, et des dépendances organisées autour d’une cour, avec une chapelle à l’extrémité est. L’ensemble, typique des résidences seigneuriales alsaciennes, mêlait fonctions résidentielles, agricoles et religieuses.

Le manoir, inscrit aux monuments historiques en 2003, conserve des éléments architecturaux remarquables : un portail en grès surmonté de globes, une corniche moulurée, et un escalier intérieur en chêne à balustres sculptés. Les dépendances, partiellement remaniées, abritaient une chapelle ornée d’un portail en plein cintre et d’un oculus. À la Révolution, la famille de Wangen quitta les lieux, et le domaine fut vendu à Mathias Étienne Picquart, fournisseur des armées, puis à la famille Bois-David (1826–1870), qui utilisa la chapelle avec l’autorisation de l’évêque de Strasbourg.

Au XIXe siècle, le manoir devint une exploitation agricole, subissant des transformations (démolition partielle des dépendances, vente d’éléments décoratifs comme une statue de fontaine ou la cloche de la chapelle). Les intérieurs, autrefois richement décorés (lambris, cheminées du XVIIIe siècle), ont aujourd’hui disparu. Malgré son inscription, le bâtiment se trouve dans un état de conservation préoccupant, avec des ruines partielles et une perte majeure de son décor d’origine. La parcelle historique, bien que réduite, conserve cependant les traces du parc et des étangs initiaux.

Les vestiges protégés incluent le corps de logis principal, les façades des dépendances, le pont d’accès, le mur de clôture nord, et les traces de la fontaine. Le site, propriété privée, illustre l’évolution d’une seigneurie rurale en domaine agricole, reflétant les bouleversements sociaux et économiques de l’Alsace entre le XVIIe et le XXe siècle.

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