Frise chronologique
1370
Premier fief attesté
Premier fief attesté
1370 (≈ 1370)
Origine documentée du fief, sans construction actuelle.
Fin XVe siècle
Début des constructions
Début des constructions
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Première campagne de construction identifiée.
XVIe-XVIIe siècles
Deuxième campagne de construction
Deuxième campagne de construction
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Ajout de la chapelle et du pavillon nord.
XVIIIe-XIXe siècles
Modifications tardives
Modifications tardives
XVIIIe-XIXe siècles (≈ 1865)
Percements au pignon ouest et travées nord.
19 juillet 2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
19 juillet 2005 (≈ 2005)
Inscription en totalité du manoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir en totalité (cad. D 511) : inscription par arrêté du 19 juillet 2005
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
Le manoir des Cailleaux, situé à Beaumont-les-Autels en Eure-et-Loir, trouve ses origines dans un fief attesté dès 1370, bien que les constructions actuelles ne remontent pas au-delà de la fin du XVe siècle. Ce monument illustre la tradition des bâtiments sur plan barlong, avec une façade en briques et un escalier hors-œuvre, mais s’en distingue par son absence de décor sculpté et la position reculée de son escalier. Deux campagnes de construction majeures ont marqué son évolution : la première a façonné la façade sud, la tourelle d’escalier et trois travées nord, tandis que la seconde a ajouté la chapelle et un pavillon adjacent.
Au XVIIIe et XIXe siècles, des modifications ont été apportées, notamment au pignon ouest et aux travées orientales de la façade nord. Le manoir, inscrit aux Monuments Historiques en 2005, se singularise par ses dimensions et son organisation spatiale atypique pour l’époque. Son architecture reflète les adaptations successives, mêlant éléments médiévaux tardifs et ajouts plus récents, tout en conservant une unité stylistique marquée par l’usage de la brique.
Classé en totalité par arrêté du 19 juillet 2005, le manoir des Cailleaux témoigne de l’évolution des demeures seigneuriales en Centre-Val de Loire, entre fonctionnalité défensive résiduelle et confort résidentiel croissant. Son plan et ses matériaux en font un exemple représentatif, bien que distinctif, du patrimoine manorial régional, où l’équilibre entre tradition et innovation architecturale est palpable.