Sculpture des écussons 1561 (≈ 1561)
Date gravée sur un écu sculpté, évoquant la maison de la Reue.
Milieu du XVIe siècle
Construction des logis
Construction des logis Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Édification des deux logis avec décor sculpté de style Renaissance.
8 mai 1968
Inscription partielle
Inscription partielle 8 mai 1968 (≈ 1968)
Inscription des façades et toitures au titre des monuments historiques.
15 décembre 2003
Inscription totale
Inscription totale 15 décembre 2003 (≈ 2003)
Inscription complète du petit logis, de la grange et des communs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du manoir (cad. AE 51) : inscription par arrêté du 8 mai 1968 - Le petit logis et la grange en totalité ; les façades et les toitures des communs (pressoir, four à pain, ancienne étable) (cad. AE 110) : inscription par arrêté du 15 décembre 2003
Personnages clés
Thomas de la Reue
Conseiller et lieutenant général du bailli d’Évreux, attribué comme constructeur du manoir.
Origine et histoire du Manoir des Pavements
Le manoir des Pavements est une demeure du XVIe siècle située au 99-101 rue d'Orbec à Lisieux (ancienne commune de Saint-Jacques), à la limite de Beuvillers. L’ensemble comprend deux logis construits au milieu du XVIe siècle ; l’un d’eux comporte un pressoir et un décor sculpté de style Renaissance. La façade sur rue présente un rez-de-chaussée en pierres blanches surmonté d’un premier étage en pan de bois en encorbellement, soutenu par d’imposantes poutres sculptées. Ces poutres, ornées de têtes fantastiques qui semblent mordre l’extrémité des corniches moulurées, forment l’essentiel de l’encorbellement et sont en partie abritées par un toit en auvent. De vastes lucarnes dépassent les toitures très saillantes, et certaines portions de la façade sont revêtues de tuiles rouges clouées comme de l’essente. Ces caractéristiques — poutres travaillées, têtes sculptées, lucarnes généreuses et ravalements en tuile — renvoient au caractère traditionnel des maisons anciennes de Lisieux et des châteaux du Pays d’Auge, mais ici elles sont particulièrement accentuées, donnant à l’édifice une silhouette presque chalet. La façade intérieure est moins austère : le rez-de-chaussée y est également en bois et des ouvertures y ont été percées plus largement ; les fenêtres conservent des traces des grilles à barreaux croisés qui les garnissaient autrefois. Les deux portes d’accès possèdent de beaux chambranles à sculptures gothiques ; leurs arcs surbaissés sont décorés de feuilles de chardon et de crosses végétales similaires à des finials. Deux écussons sculptés sur le couronnement des portes portent respectivement une roue à huit raies, peut‑être accompagnée de la date 1561, et un autre écu armorié d’un chevron surmonté d’un chef chargé d’un « T » accosté de deux roues. La roue évoque la maison de la Reue, ce qui permet, au vu du style du monument, d’attribuer sans témérité la construction à Thomas de la Reue, conseiller « en court laie » et lieutenant général du bailli d’Évreux. Le manoir est remarquable pour son décor en bois sculpté et ses poutres ouvragées. Les façades et les toitures ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 8 mai 1968, et le petit logis et la grange dans leur totalité ainsi que les façades et toitures des communs (pressoir, four à pain, ancienne étable) par arrêté du 15 décembre 2003.