Manoir du Catel à Écretteville-lès-Baons en Seine-Maritime
Patrimoine classéDemeure seigneurialeManoir
Manoir du Catel
Rue du Manoir du Catel
76190 Ecretteville-lès-Baons
Crédit photo : Louis-Fabrice Jean - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
…
2000
1267-1270
Construction initiale
Construction initiale 1267-1270 (≈ 1269)
Édification du manoir par Richard de Treigots, abbé de Fécamp.
XIVe siècle
Poursuite des travaux
Poursuite des travaux XIVe siècle (≈ 1450)
Continuation des travaux de construction et d'aménagement.
XVe siècle
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux XVe siècle (≈ 1550)
Fin des travaux et consolidation de la structure.
2000
Restauration moderne
Restauration moderne 2000 (≈ 2000)
Rachat et début de la restauration par Frédéric Toussaint.
2013
Récompense nationale
Récompense nationale 2013 (≈ 2013)
Réception du Grand Trophée de la plus belle restauration de France.
2024
Loto du patrimoine
Loto du patrimoine 2024 (≈ 2024)
Sélection pour l'édition 2024 du loto du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir, avec son emprise foncière et le tracé des fossés, en totalité (cad. AL 219, 170) : classement par arrêté du 27 août 2010
Personnages clés
Richard de Treigots
Dixième abbé de Fécamp, constructeur du manoir.
Frédéric Toussaint
Acquéreur et restaurateur du manoir depuis 2000.
Origine et histoire du Manoir du Catel
Le manoir du Catel est une demeure du XIIIe siècle située à Écretteville‑lès‑Baons, près d'Yvetot, en Seine‑Maritime, en Normandie. Il a été édifié entre 1267 et 1270 par Richard de Treigots, dixième abbé de Fécamp, sur des terres données aux moines par le duc de Normandie. Les travaux se sont poursuivis aux XIVe et XVe siècles. Implanté en fond de vallée pour alimenter ses douves, il témoigne de la puissance des abbés de Fécamp. Conçue comme une maison forte, la bâtisse adopte un plan quadrangulaire défendu par des tours rondes aux angles et organise ses bâtiments autour d'une cour fermée. L'entrée fortifiée comprend un avant‑corps monumental sur la façade principale du logis. Les dispositions d'origine sont remarquablement préservées et la restauration en cours a permis d'éviter la ruine. Vendu comme bien national à la Révolution, le manoir a été transformé en ferme avant d'être racheté en 2000 par Frédéric Toussaint, qui a entrepris sa sauvegarde et sa restauration. En 2013, cette restauration a reçu le Grand Trophée de la plus belle restauration de France. Lors d'une fouille en 2014, le pont médiéval du XIIIe siècle donnant accès à la porte fortifiée a été mis au jour et la forme des douves a pu être restituée. En décembre 2024, le manoir a été retenu pour l'édition 2024 du loto du patrimoine; les sommes octroyées doivent servir de levier pour le chantier des murs d'enceinte et de plusieurs portes, dont la porte charretière. Le manoir, avec son emprise foncière et le tracé des fossés, est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 août 2010, annulant deux arrêtés antérieurs de 1944 et 1977.