Construction du manoir XVe siècle (≈ 1550)
Période d'édification comme ferme fortifiée.
28 juin 1972
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 28 juin 1972 (≈ 1972)
Protection partielle des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir proprement dit, y compris la tour ainsi que l'escalier à vis de bois de cette dernière (cad. A 783) : inscription par arrêté du 28 juin 1972
Origine et histoire du Manoir du Cloître
Le manoir du Cloître est une ancienne ferme fortifiée située à Saint-Clet, dans le département des Côtes-d'Armor, en Bretagne. Construite au XVe siècle, cette structure indépendante des seigneuries locales se distingue par son architecture défensive, incluant une tour circulaire dotée d’un escalier à vis en bois, ainsi que des encadrements de portes et cheminées en granit, caractéristiques des constructions de l’époque. Son existence s’inscrit dans un contexte marqué par les tensions liées aux invasions normandes et à la guerre de Cent Ans, qui ont conduit à l’édification de forteresses le long des rives du Trieux pour protéger les populations locales.
L’édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 28 juin 1972, illustre l’adaptation des habitats ruraux aux besoins de défense durant le Moyen Âge tardif. Les éléments protégés incluent les façades, les toitures du manoir proprement dit, ainsi que la tour et son escalier à vis, soulignant l’importance patrimoniale de cette construction. Le manoir du Cloître reflète ainsi l’histoire mouvementée de la Bretagne, où les conflits ont façonné le paysage architectural, mêlant fonctions agricoles et militaires.
Saint-Clet, comme d’autres communes bretonnes, a subi les conséquences des guerres médiévales, notamment la guerre de Cent Ans, qui a laissé des traces dans le bâti local. Le manoir, en tant que ferme fortifiée indépendante, témoigne d’une organisation sociale où les seigneurs n’avaient pas toujours le monopole des défenses, permettant aux communautés paysannes ou bourgeoises de se protéger elles-mêmes. Cette autonomie relative se retrouve dans les caractéristiques architecturales du site, combinant utilité pratique et symboles de résistance.