Manoir du Grand-Moulin à Condette dans le Pas-de-Calais
Patrimoine classéDemeure seigneurialeManoir
Manoir du Grand-Moulin
67 Rue Huret-Lagache
62360 Condette
Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2100
XIVe siècle
Origine du fief
Origine du fief XIVe siècle (≈ 1450)
Période à laquelle remonte l'origine du fief du Grand-Moulin.
1564
Construction du colombier
Construction du colombier 1564 (≈ 1564)
Date de construction du colombier-tour central, détruit à la fin du XIXe siècle.
Seconde moitié du XVIIe siècle
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis Seconde moitié du XVIIe siècle (≈ 1775)
Période de construction du corps de logis principal du manoir.
1813
Plan cadastral
Plan cadastral 1813 (≈ 1813)
Les étables et la grange figurent sur le plan cadastral de cette année.
20 septembre 1943
Classement de la cloche
Classement de la cloche 20 septembre 1943 (≈ 1943)
Date à laquelle la cloche abritée dans le campenard a été classée.
Fin du XIXe siècle
Destruction du colombier
Destruction du colombier Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Période à laquelle le colombier-tour central a été détruit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Fin du XXe siècle
Destruction des bâtiments annexes
Destruction des bâtiments annexes Fin du XXe siècle (≈ 2095)
Période à laquelle les bâtiments annexes de la ferme ont été supprimés.
Patrimoine classé
Parcelle cadastrale AC 20 comprenant les bâtiments, le sol et le sous-sol du manoir : inscription par arrêté du 12 août 1998
Personnages clés
Roger Rodière
Auteur d'écrits sur l'architecture des manoirs du Boulonnais.
Origine et histoire du Manoir du Grand-Moulin
L'origine du fief du Grand-Moulin remonte au XIVe siècle. Les bâtiments formaient un ensemble daté des XVIIe, XVIIIe et du début du XIXe siècles, organisé autour d'une cour dont la partie basse servait d'abreuvoir. Le colombier-tour central, daté de 1564 (1561 selon d'autres mentions), a été détruit à la fin du XIXe siècle. Subsistent les corps principaux, tandis que les bâtiments annexes de la ferme ont été supprimés à la fin du XXe siècle. Le corps de logis conserve deux niveaux d'élévation en pierre de Baincthun. Sa datation varie selon les sources : seconde moitié du XVIIe siècle, ou seconde moitié du XVIe siècle / première moitié du XVIIe. La façade sur la basse-cour est flanquée d'une tourelle en encorbellement, coiffée d'un campenard qui abrite une cloche classée le 20 septembre 1943. À l'angle de la façade en retour vers les champs s'accroche une tourelle ronde, percée de meurtrières et couverte d'une poivrière en tuiles plates. La partie droite du corps de logis, plus basse sur la basse-cour, a été modifiée par l'ouverture de grandes lucarnes triangulaires munies de deux fenêtres s'ouvrant dans une toiture en tuiles mécaniques. Les percements de la partie gauche, la plus ancienne, sont d'origine. Les étables et la grange figurent sur le plan cadastral de 1813. Le logis était couvert en tuile plate jusqu'au XXe siècle. Typique de l'architecture des manoirs du boulonnais, bien connue par les écrits de Roger Rodière, ce manoir est un bon exemple d'architecture rurale aux allures médiévales, implanté dans un paysage bocager. Il avait parvenu jusqu'à nous dans l'intégralité de ses bâtiments, à l'exception du colombier-tour, mais les bâtiments annexes ont été détruits à la fin du XXe siècle. Le corps de logis restant mérite une attention particulière.