Crédit photo : Emmanuel Corbasson - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1620
Cloche de la chapelle
Cloche de la chapelle 1620 (≈ 1620)
Commande par Charles Poulain, seigneur de Trémaudan.
1630
Date gravée sur lucarne
Date gravée sur lucarne 1630 (≈ 1630)
Construction ou rénovation du logis principal.
XVe–XVIIe siècles
Périodes de construction
Périodes de construction XVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Phases successives d'édification et remaniements.
26 septembre 2005
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 26 septembre 2005 (≈ 2005)
Protection officielle du manoir et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir, à savoir le corps de logis principal en totalité ; le bâtiment en retour d'équerre en totalité ; le colombier et la chapelle en totalité ; les façades et toitures des dépendances situées au sud et à l'est de la cour ; les terrains d'assiette de la cour, du pré situé au nord du logis, de l'étang et de la levée de terre délimitant celui-ci (cad. K 623 à 629, 631, 2485) : inscription par arrêté du 26 septembre 2005
Personnages clés
Famille de Trémaudan - Fondateurs et propriétaires
Noblesse locale à l’origine du manoir.
Charles Poulain - Seigneur de Trémaudan en 1620
Commanditaire de la cloche armoriée.
Origine et histoire
Le manoir du Grand Trémaudan est un édifice situé dans la commune de Combourg, en Ille-et-Vilaine (Bretagne). Datant partiellement du XVe siècle et du XVIe siècle, il a été remanié au début du XVIIe siècle, comme en témoigne la date de 1630 gravée sur une lucarne. Ce monument illustre l’évolution architecturale des demeures seigneuriales bretonnes, mêlant des éléments médiévaux à des ajouts de la période classique.
Fondé par la famille de Trémaudan, issue de la noblesse française, le manoir se compose d’un logis principal inachevé, d’un second corps de logis plus ancien, d’une chapelle, d’un pigeonnier rond et de dépendances agricoles. Le logis Louis XIII, couvert d’un toit à l’impériale, abrite un escalier en pierre à quatre volées droites, typique de l’époque. La distribution intérieure, inchangée depuis le XVIIIe siècle, révèle des aménagements fonctionnels comme un passe-plat intégré dans la cage d’escalier.
La chapelle, datée du début du XVIIe siècle, conservait autrefois une cloche armoriée commanditée en 1620 par Charles Poulain, seigneur de Trémaudan. Cette cloche, aujourd’hui disparue ou déplacée, attestait du statut aristocratique des propriétaires. Le manoir, inscrit aux monuments historiques depuis 2005, protège également ses dépendances, son étang et une levée de terre, éléments paysagers associés à la propriété.
Architecturalement, le manoir combine des matériaux locaux, comme la pierre calcaire du Quiou pour les lucarnes, et des techniques constructives variées. Le logis principal, conçu selon un plan symétrique initial, reste inachevé, comme le suggèrent les pierres d’attente visibles sur le pignon sud. Les lambris intérieurs, réaménagés au XIXe siècle, témoignent d’une occupation continue et d’adaptations aux modes de vie successives.
Le site, ouvert à la visite sous conditions, offre un exemple remarquable de l’habitat seigneurial breton, alliant fonctions résidentielles, religieuses (chapelle privée) et agricoles (dépendances, colombier). Son inscription comme monument historique souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son ancrage dans l’histoire locale.
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