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Manoir du Grévarin à Vernon dans l'Eure

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir du Grévarin

    96 Rue de Verdun
    27200 Vernon
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle (fin)
Colonnes de la charretterie
XVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Porte sculptée ajoutée
3 février 1928
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison, dite Manoir du Grévarin : inscription par arrêté du 3 février 1928

Personnages clés

Edmond Meyer - Historien ou descriptif A décrit les bâtiments et dépendances

Origine et histoire

Le manoir du Grévarin, situé à Vernon dans l’Eure, est un vestige du XVe siècle, probablement lié au fief médiéval de Gamilly, appelé Grès-Varin ou Grévarin. Les bâtiments décrits par Edmond Meyer incluaient des étages, des chambres, des écuries, une grange, un pressoir, ainsi qu’une cour et un jardin entourés de vignes. Aujourd’hui, il n’en subsiste que des éléments disparates dans une propriété de la rue de Verdun, mêlant pierre de taille, pans de bois et une charpente de grenier. Ces vestiges, partiellement remontés, témoignent d’une architecture hybride entre fonction résidentielle et agricole.

La partie en pierre, flanquée d’une tourelle d’escalier pentagonale, abrite une porte du XVIe siècle ornée de sculptures complexes : un pélican perché sur un tronc, des feuillages frisés, et une accolade encadrée de pinacles. À proximité, une charretterie en pan de bois repose sur deux colonnes du XIIIe siècle, dont les chapiteaux conservaient autrefois des traces de peinture. Ces détails architecturaux suggèrent une évolution du site sur plusieurs siècles, entre manoir seigneurial et dépendances utilitaires.

Classé Monument Historique par arrêté du 3 février 1928, le manoir illustre l’héritage des fiefs normands. Sa localisation actuelle, au carrefour de la Croix-Rouge, et son état fragmentaire soulignent les transformations urbaines de Vernon. Les documents anciens et les éléments rapportés compliquent la reconstitution exacte de son apparence originelle, mais en font un témoignage précieux de l’architecture civile médiévale et Renaissance en Normandie.

La porte décorée, élément le plus remarquable, concentre un symbolisme religieux (le pélican, souvent associé au sacrifice christique) et artistique, typique de la transition entre Moyen Âge et Renaissance. Les matériaux — pierre pour le rez-de-chaussée, bois pour les étages — reflètent les techniques constructives locales, adaptées aux ressources disponibles. L’ensemble, bien que partiel, offre un aperçu des modes de vie des seigneurs ruraux et de leur domaine.

La précision de sa localisation est jugée a priori satisfaisante (note 6/10), avec une adresse officielle au 96 rue de Verdun, bien que les coordonnées GPS suggèrent le numéro 122. Cette disparité mineure souligne les défis de la cartographie des vestiges historiques en milieu urbain. Le manoir, aujourd’hui intégré à une propriété privée, n’est pas ouvert à la visite, limitant son accessibilité au public.

Les sources disponibles (Monumentum, base Mérimée) confirment son inscription au titre des Monuments Historiques, mais ne précisent pas son usage actuel (résidence, location, etc.). Son histoire reste ainsi partiellement énigmatique, invitant à des recherches complémentaires sur le fief de Gamilly et ses occupants, dont les archives locales pourraient conserver la trace.

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