Manoir du Laz à Arzano dans le Finistère

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir du Laz

  • 81 Man du Laz
  • 29300 Arzano
Crédit photo : Absurd Jedi - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Attestation de la famille Bizien
1426
Propriété des Bizien
1610
Changement de propriétaire
1ère moitié XVIe siècle
Construction du logis
Fin XVIe siècle ou début XVIIe siècle
Premiers remaniements
1760
Modifications sous les Rosily
1812
Acquisition par Brizoal
1818
Travaux sur le puits
Milieu ou seconde moitié XIXe siècle
Ajout de lambris néogothiques
Début XXe siècle
Travaux d'agrandissement
19 janvier 2006
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le manoir, à savoir le logis en totalité (cad. YD 27) : inscription par arrêté du 19 janvier 2006

Personnages clés

Jean Bizien Propriétaire ayant probablement fait construire le logis actuel au début du XVIe siècle.
Benjamin Brizoal Acquéreur du domaine en 1812, marqué par les initiales BB sur la manivelle du puits.
Pigueller Menusier d'Arzano ayant réalisé les lambris néogothiques au XIXe siècle.

Origine et histoire du Manoir du Laz

Le manoir du Laz, aussi appelé château de Kerigomarc'h, se situe à Arzano, dans le Finistère, et est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 19 janvier 2006. Le logis actuel, édifié au XVIe siècle sur le côté nord d'une cour close, occupe l'emplacement d'un ancien manoir de la famille Bizien, attestée à Arzano dès le XIIIe siècle et propriétaire en 1426. Il a probablement été construit pour Jean Bizien au début du XVIe siècle ; ses armoiries figurent au-dessus de la porte d'entrée, sur une clé de voûte de la cage d'escalier et, associées à d'autres blasons peut‑être Kerouallan, sur le linteau de la cheminée de la salle ouest du rez-de-chaussée. Un projet d'agrandissement plus ambitieux, qui prévoyait une cage d'escalier plus haute et des latrines latérales accessibles depuis les pièces postérieures, semble avoir été abandonné en cours d'exécution, et les parties hautes de l'édifice portent des traces de remaniements et de repentirs. L'édifice a été remanié à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, puis a reçu au début du XXe siècle un pavillon en terrasse non achevé dans sa partie est. En 1610, le domaine, qui comprenait une métairie au nord et un moulin à eau au sud, passa par alliance à la famille de Laage dont le patronyme déformé donna le nom de Laz, utilisé désormais pour le domaine tandis que l'ancien toponyme subsista pour la métairie. Au XVIIe siècle, des modifications secondaires touchèrent le logis, notamment l'agrandissement et le couronnement de baies et de lucarnes ainsi que la création du vestibule actuel par cloisonnement du rez-de-chaussée. Une pierre de l'élévation sud porte la date de 1760, période où la famille de Rosily était propriétaire. À la Révolution, le domaine fut vendu comme bien national, puis acquis en 1812 par Benjamin Brizoal ; la traverse du puits porte la date de 1818 et la manivelle en fer forgé est marquée des initiales BB, sans doute celles de Benjamin Brizoal. Les lambris néogothiques de la salle ouest du rez-de-chaussée, œuvre du menuisier Pigueller d'Arzano, ont été posés au milieu ou dans la seconde moitié du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, la famille Guyonvarc'h, descendante des Brizoal, entreprit des travaux d'agrandissement affectant la partie est : réfection de la lucarne, transformation des parties hautes de l'ancien appentis par l'installation d'un toit-terrasse, rehaussement du corps de latrines et mise en place d'un toit en pavillon, ainsi que le couronnement en balustres d'une échauguette d'angle, opérations restées incomplètes. Du côté de la cour, le décor architectural mêle gothique flamboyant, styles classique et néogothique. La distribution intérieure d'origine est globalement conservée, hormis l'entrée et la poutraison ; l'escalier sur voûtes d'arêtes, situé dans la partie postérieure du logis, demeure la pièce maîtresse par ses dimensions et son décor sculpté. La chapelle orientale et le moulin ont disparu, tandis que les communs fermant la cour à l'ouest subsistent.

Liens externes