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Manoir du Parc à Saint-Lô-d'Ourville dans la Manche

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir du Parc

    3 Le Parc50580 Saint-Lô-d'Ourville
Propriété privée
Manoir du Parc
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Manoir du Parc
Manoir du Parc
Manoir du Parc
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
2000
Début XIIIe siècle
Destruction de la motte castrale
Vers 1400
Début construction du logis
1425–1429
Changements de propriétaires pendant la guerre de Cent Ans
Vers 1450
Construction de la chapelle
1612
Aveu de Jacques de Thieuville
27 novembre 2000
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le corps de logis principal avec son aile en retour, en totalité ; l'ensemble défensif à l'ouest du logis ; les façades et toitures du pressoir et du moulin ; la chapelle, en totalité ; dans la basse-cour : les façades et toitures de la grange, des communs ouest et des deux charretteries, ainsi que le porche ; les douves, le vivier et le jardin fossoyé (cad. D 89, lieudit Le Parc, 90, 92, lieudit Le Parc d'Ourville, 93, lieudit Le Jardin de l'Epine) : inscription par arrêté du 27 novembre 2000

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France Ordonna la destruction de la motte en 1204.
Collibeaux de Criquebeuf - Seigneur fidèle au roi de France Spolié par Henri V pendant la guerre de Cent Ans.
Jehan d'Argouges - Seigneur pro-anglais Bénéficiaire du manoir en 1425.
Jacques de Thieuville - Seigneur en 1612 Rendit aveu détaillé du fief au roi.
Anne-Eustache-Charlotte-Rose d'Osmond-Médavy - Dernière héritière des Thère Transmit le manoir en 1802 aux Sainte-Suzanne.

Origine et histoire du Manoir du Parc

Le manoir du Parc est une ancienne demeure fortifiée édifiée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle sur l’emplacement d’une motte castrale rasée au XIIIe siècle sur ordre de Philippe Auguste. Ce site, initialement occupé par une maison forte des XIe–XIIe siècles, fut transformé en manoir après la destruction du château primitif. Le fief, d’abord détenu par la famille d’Aubigny avant 1204, passa aux d’Argences après le rattachement de la Normandie à la couronne de France. Le roi autorisa alors la construction d’un manoir en remplacement du château fort démoli.

Au XVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans, le manoir changea plusieurs fois de mains en raison des conflits franco-anglais. Collibeaux de Criquebeuf, fidèle au roi de France, en fut spolié par Henri V d’Angleterre, qui le céda à Jehan d’Argouges puis à Thomas V de Clamorgan, tous deux ralliés aux Anglais. Le fief échoit ensuite aux familles de La Rivière, puis de Thieuville à partir du XVIe siècle. Gilles de Thieuville, écuyer, y est attesté en 1567, suivi de son descendant Jacques en 1612, qui rend hommage au roi pour un domaine incluant moulin, colombier et chapelle.

L’ensemble manorial, achevé vers 1600, comprend un logis principal flanqué d’une tour cylindrique (XVe–XVIe siècles), une chapelle gothique (vers 1450), des communs, des douves et un jardin fossoyé. La chapelle conserve des fragments de blasons peints, dont ceux des Thieuville et du Mesnildot. Après des alliances matrimoniales successives (Pierrepont, Thère), le manoir passe en 1802 aux marquis de Sainte-Suzanne, qui le transforment en exploitation agricole. Partiellement inscrit aux monuments historiques en 2000, il est restauré à partir de 1998 par ses propriétaires, M. et Mme Giard.

Le logis principal, débuté vers 1400, fut agrandi entre 1500 et 1540, puis finalisé aux alentours de 1600. La cour, autrefois accessible par une porte charretière en plein cintre aujourd’hui disparue, abrite une charreterie du XVIe siècle et une chapelle aux fenêtres gothiques. Les communs, construits entre les XVe et XVIIe siècles, complètent cet ensemble défensif et agricole, témoin des mutations architecturales et sociales de la Normandie médiévale et moderne.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours