Frise chronologique
XVe siècle
Origine du domaine
Origine du domaine
XVe siècle (≈ 1550)
Bien de l’abbaye de Bourgueil, logis et chapelle.
XVIe siècle
Transformations Renaissance
Transformations Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Ouvertures moulurées, lien avec Ronsard.
XVIIIe siècle
Extension du logis
Extension du logis
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’une aile à l’est.
11 juillet 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 juillet 1975 (≈ 1975)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. G 1471) : inscription par arrêté du 11 juillet 1975
Personnages clés
| Pierre de Ronsard - Poète de la Renaissance |
Fréquentait le manoir comme rendez-vous de chasse. |
| Marie Dupin - Égérie de Ronsard |
Mentionnée dans *Les Amours*, liée au domaine. |
Origine et histoire
Le manoir du Port-Guyet, situé à Saint-Nicolas-de-Bourgueil en Indre-et-Loire, est un édifice dont les origines remontent au XVe siècle, avec des transformations majeures aux XVIe et XVIIIe siècles. À l’origine, ce domaine appartenait à l’abbaye de Bourgueil et se composait d’un logis ceint de douves, de communs, et d’une chapelle dont il reste deux arches gothiques. Le site aurait servi de rendez-vous de chasse, fréquenté par le poète Pierre de Ronsard, qui y aurait croisé Marie Dupin, son égérie mentionnée dans Les Amours. Le logis, de plan rectangulaire, repose sur un sous-sol voûté et arbore une toiture pentue aux pignons ornés de rondelis, typiques de la région de Bourgueil.
Les ouvertures mêlent styles Renaissance (moulurations, pilastres plats) et gothique (fenêtre à l’ouest, cheminée intérieure). Au XVIIIe siècle, une aile fut ajoutée à l’est, prolongeant le bâtiment. Le manoir, classé Monument Historique en 1975 pour ses façades et toitures, incarne l’évolution architecturale et sociale de la Touraine, entre héritage médiéval, influence poétique de la Renaissance, et adaptations ultérieures.
La propriété, liée à la vie culturelle locale, illustre aussi le rôle des abbayes dans la gestion des terres et des résidences seigneuriales. Son histoire évoque les pratiques cynégétiques et les cercles littéraires de l’époque, où se croisent noblesse, clergé et artistes. Aujourd’hui, le manoir reste un témoignage des échanges entre patrimoine religieux, pouvoir aristocratique et création poétique en Centre-Val de Loire.