Construction du logis 1360 (≈ 1360)
Édification du logis principal avec une charpente de type base-cruck.
1491
Construction de la grange
Construction de la grange 1491 (≈ 1491)
Édification de la grange dîmière avec un porche d'entrée en avancée.
2016
Restauration de la grange
Restauration de la grange 2016 (≈ 2016)
Restauration menée par l'association 'Charpentiers sans frontières'.
12 juin 2020
Classement historique
Classement historique 12 juin 2020 (≈ 2020)
Le logis et la grange sont classés monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis et la grange du manoir de la Haule ou de Saint-Lô, en totalité, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. A 232 et 9458) : classement par arrêté du 12 juin 2020
Origine et histoire du Manoir d'Aclou et de la grange dîmière
Le manoir de la Haule est situé à Aclou, dans l'ouest du département de l'Eure, au sein du Lieuvin, à environ 3 km au sud-ouest de Brionne, en bordure de la vallée de la Risle qui limite le plateau du Neubourg. Le toponyme Haule provient de l'ancien norrois hallr, signifiant « pente, déclivité ». Édifié vers 1360, le manoir dépendait du prieuré Saint-Lô de Rouen. Saisi comme bien national à la Révolution, il fut vendu et constitue depuis le siège d'une exploitation agricole encore en activité. Le logis principal, construit au XIVe siècle, se présente comme un bloc de murs en silex et pierre de taille au rez-de-chaussée, avec un étage en pans de bois et un toit à forte pente ; il se compose d'un corps central abritant une grande salle de plain-pied sous charpente apparente, encadré au nord par deux ailes en retour. Sa structure rappelle le plan en H ou « Hall and cross-wings H-plan » propre à l'architecture anglaise, rarissime en Normandie. L'intérêt majeur du logis réside dans la conservation d'une charpente de comble datée de 1360, formée de fermes avec courts poinçons et arbalétriers cintrés massifs ; cette charpente de type base-cruck, avec entraits, est caractéristique des halls ouverts sous charpente de l'architecture anglaise du XIVe siècle. La grange dîmière, datée de 1491, est de plan rectangulaire à trois nefs ; son porche d'entrée en avancée comporte un étage. Le soubassement de la grange est en moellons de silex avec chaînes en pierre de taille ; sa charpente à fermes repose sur deux rangées de poteaux qui délimitent un vaisseau central et des bas-côtés. Au niveau du grand porche, les piliers conservent des traces d'écussons sculptés surmontés du bâton prieural. La grange a fait l'objet d'une restauration en 2016 menée par l'association "Charpentiers sans frontières" selon les techniques anciennes. Le logis et la grange ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juin 2020.