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Manoir ferme de la Varende dans le Calvados

Calvados

Manoir ferme de la Varende

    1811 D511
    14140 au Mesnil-Simon

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XVIe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Agrandissement est
1806
Changement de propriétaire
XIXe siècle
Transformations néo-normandes
23 juin 1933
Classement du colombier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Colombier : inscription par arrêté du 23 juin 1933

Personnages clés

Thibault de la Varende - Premier seigneur connu Sépulture visible aux Authieux-Papions.
Auguste Lyée de Belleau - Propriétaire en 1806 Cède le manoir aux Challemel.
Famille Lambert - Vicomtes d’Auge (XVIIe–XVIIIe) Propriétaires avant 1806 par héritage.

Origine et histoire

Le manoir de la Varende, situé au Mesnil-Simon dans le Calvados, est un édifice emblématique de la 2e moitié du XVIe siècle. Son nom provient de la rivière traversant le parc, et il fut à l'origine un « Fief de haubert » dépendant de la baronnerie de Saint-Julien. Ce manoir de pierre, avec ses parties en bois à guettes entrecroisées, illustre parfaitement le style lexovien, caractéristique de la région de Lisieux.

La seigneurie de la Varende est d'abord détenue par la famille éponyme, dont Thibault de la Varende, dont la sépulture est encore visible aux Authieux-Papions. Au fil des siècles, le domaine passe entre les mains de familles locales (Coursery, La Fresnay, Soubzmont, La Luthumière) avant d'être échangé aux Lambert, vicomtes d’Auge, au XVIIe siècle. En 1806, Auguste Lyée de Belleau, marié à l’héritière Lambert, cède le manoir aux Challemel de la Rivière, puis aux Laisné des Hayes.

L’architecture du manoir évolue significativement : agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles, il subit au XIXe des transformations majeures (perron, bow-window néo-normand, façade en damier). À proximité, un colombier cylindrique du XVIe–XVIIe siècle, rare par ses lucarnes à fronton triangulaire, est inscrit aux Monuments historiques en 1933. Ce colombier, avec ses tablettes de couronnement sur consoles, témoigne du prestige seigneurial.

Le manoir mêle ainsi des éléments médiévaux (pans de bois) et des ajouts postérieurs, reflétant les évolutions stylistiques et sociales de la Normandie. Son histoire, marquée par des alliances familiales et des héritages, en fait un patrimoine riche, ancré dans le paysage du Pays d’Auge. Arcisse de Caumont et Patrice Gourbin ont étudié son style, notamment son influence néo-normande au XIXe siècle.

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