Frise chronologique
1464
Construction de la tour polygonale
Construction de la tour polygonale
1464 (≈ 1464)
Tour centrale datée à l’intérieur.
XVIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
XVIe siècle (≈ 1650)
Période principale d’édification.
1768
Achat par le marquis de Baraudin
Achat par le marquis de Baraudin
1768 (≈ 1768)
Acquisition par le grand-père de Vigny.
1827-1863
Propriété d’Alfred de Vigny
Propriété d’Alfred de Vigny
1827-1863 (≈ 1845)
Restauration et séjours littéraires.
1850-1853
Résidence principale de Vigny
Résidence principale de Vigny
1850-1853 (≈ 1852)
Période d’écriture et de travaux.
13 novembre 1967
Classement monument historique
Classement monument historique
13 novembre 1967 (≈ 1967)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Alfred de Vigny - Poète et écrivain |
Propriétaire, restaura le manoir (1827-1863). |
| Marquis de Baraudin - Grand-père de Vigny |
Acheta le domaine en 1768. |
| Sophie de Baraudin - Chanoinesse de Malte |
Tante de Vigny, héritière intermédiaire. |
| Louise Lachaud - Légataire de Vigny |
Héritière du manoir après 1863. |
Origine et histoire
Le manoir du Maine-Giraud, édifié au XVIe siècle, se dresse sur la commune de Champagne-Vigny (anciennement Champagne-de-Blanzac) en Charente. Son architecture se distingue par une tour polygonale centrale datée de 1464, abritant un escalier à vis en pierre, ainsi qu’une tourelle en encorbellement et une tour carrée à l’ouest. Le domaine, entouré de bâtiments agricoles et d’un vignoble, conserve l’atmosphère du XIXe siècle, époque où il fut restauré par Alfred de Vigny.
Acquis en 1768 par le marquis de Baraudin, grand-père du poète, le manoir passe ensuite à Sophie de Baraudin, chanoinesse de Malte, avant d’être hérité par Alfred de Vigny en 1827. Ce dernier, séduit par son « aspect mélancolique », y séjournait régulièrement à partir de 1823 et y vécut de 1850 à 1853. Il y restaura les lieux, replanta les vignes, et y écrivit plusieurs œuvres dans un cabinet aménagé au sommet de la tour. Le domaine, qu’il légua à Louise Lachaud, fut ensuite transmis aux familles Philippon puis Durand (à partir de 1938), qui développèrent la production de pineau et cognac.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1967 (façades et toitures), le manoir se visite aujourd’hui avec sa distillerie, perpétuant la tradition viticole initiée par Vigny. Le logis incarne à la fois l’héritage littéraire du poète et l’architecture rurale charentaise, marquée par ses tours médiévales et son escalier en colimaçon. Son histoire reflète aussi les bouleversements de la Révolution, évoqués par Vigny dans ses Mémoires inédits : « Le souffle de la Terreur avait traversé cette demeure. »