Frise chronologique
1622
Date gravée sur le logis
Date gravée sur le logis
1622 (≈ 1622)
Transformation en manoir rural.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Construction de la tour fortifiée
Construction de la tour fortifiée
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Éléments défensifs initiaux du manoir.
14 février 1995
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 février 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et douves comblées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps de logis (cad. AO 35) ; douves comblées du manoir (cad. AO 36) : inscription par arrêté du 14 février 1995
Origine et histoire
Le manoir Saint-Michel, situé à Gonnehem dans les Hauts-de-France, est un monument historique dont la construction s’échelonne du XVe au XVIIe siècle. Il illustre la transition entre un manoir fortifié, marqué par une tour datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, et une résidence rurale plus apaisée. La date de 1622, gravée sur le corps de logis, atteste de cette transformation architecturale et fonctionnelle, reflétant les changements socio-économiques de l’époque.
Les façades et toitures du logis, ainsi que les douves comblées du manoir, ont été protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 14 février 1995. Ce classement souligne la valeur patrimoniale du site, mêlant éléments défensifs hérités du Moyen Âge et aménagements résidentiels caractéristiques du XVIIe siècle. L’adresse précise, 1 Rue de Lenglet à Gonnehem, confirme son ancrage dans le paysage local du Pas-de-Calais.
L’évolution du manoir, depuis sa vocation défensive initiale jusqu’à son usage agricole ou seigneural ultérieur, s’inscrit dans le contexte plus large des Hauts-de-France, où les seigneurs et propriétaires terriens adaptaient leurs demeures aux besoins politiques et économiques. Les douves, aujourd’hui comblées, rappellent l’importance stratégique de ces constructions à une époque où l’insécurité justifiait de tels dispositifs. Le manoir incarne ainsi une page de l’histoire régionale, entre héritage médiéval et Renaissance.