Origine monastique XIe siècle (≈ 1150)
Manoir d’hiver des moines de Saint-Wandrille
XIVe–XVe siècles
Construction des logis
Construction des logis XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Trois bâtiments en silex et pierre calcaire
1699–1700
Érection du colombier
Érection du colombier 1699–1700 (≈ 1700)
Daté par inscription sur la structure
1793
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire 1793 (≈ 1793)
Biens monastiques saisis par l’État
11 mars 1999
Inscription MH
Inscription MH 11 mars 1999 (≈ 1999)
Protection des logis et du colombier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments formant l'ancien logis nord, à l'exception du bâtiment est et des constructions adventices ; le colombier ; l'assise foncière des parcelles AE 2 à 9, la partie est de la parcelle AE 11, les parcelles AE 12 à 16, y compris les talus et les murs d'enclos : inscription par arrêté du 11 mars 1999
Personnages clés
Moines de Saint-Wandrille - Propriétaires initiaux
Utilisaient le manoir comme résidence d’hiver
Famille de parlementaires de Rouen - Propriétaires post-Révolution
Acquéreurs après la confiscation de 1793
Origine et histoire
Le manoir de Betteville, situé sur la commune de Saint-Martin-de-l'If en Seine-Maritime, est un édifice dont les origines remontent au XIe siècle comme manoir d’hiver des moines de l’abbaye de Saint-Wandrille. L’ensemble actuel comprend trois bâtiments accolés, construits aux XIVe et XVe siècles en pierre calcaire et silex, dont une chapelle intégrée. Ces logis, marqués par des baies à meneaux et des intérieurs transformés aux XVIIIe et XXe siècles, illustrent l’évolution architecturale du site.
Le domaine inclut également un colombier daté de 1699–1700, érigé à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des dépendances agricoles du XIXe siècle. L’ensemble, organisé en clos-masure (enclos rectangulaire typique de Normandie), était initialement dédié à l’exploitation monastique. Confisqué en 1793 lors de la Révolution, le manoir passe ensuite à une famille de parlementaires rouennais avant de devenir une exploitation agricole.
Classé monument historique en 1999, le site protège notamment les anciens logis nord, le colombier, et les murs d’enclos. La grange dîmière et les bâtiments monastiques rappellent son lien avec l’architecture romane et l’économie seigneuriale. Aujourd’hui propriété privée, le manoir conserve des traces de son passé religieux et aristocratique, entre silex, pierre de taille et talus délimitant l’ancien domaine.
Les sources soulignent son rôle dans le patrimoine cauchois, entre héritage médiéval et adaptations modernes. Le colombier, marqué de la date de 1699, et les fenêtres à meneaux des XVe–XVIe siècles témoignent des phases successives de construction. L’inscription aux monuments historiques vise à préserver ce rare exemple de clos-masure associé à une abbaye normande.