Fondation de la manufacture 1842 (≈ 1842)
Création de la manufacture par la famille Demy-Doineau et Alexandre Braquenié.
1860-1862
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments 1860-1862 (≈ 1861)
Édification des bâtiments principaux de la manufacture.
1926
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1926 (≈ 1926)
Destruction des ateliers de tissage par un incendie.
1992
Fin de l'activité
Fin de l'activité 1992 (≈ 1992)
Arrêt définitif de la production de tapisseries.
12 février 2013
Inscription historique
Inscription historique 12 février 2013 (≈ 2013)
Inscription de la manufacture au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment des ateliers de tissage de la manufacture, en totalité, et les métiers à tisser de haute lisse conservés au rez-de-chaussée dans les ateliers de confection des tapis dits de La Savonnerie, les métiers à tisser de basse lisse et le présentoir à bobines conservés dans l'atelier du premier étage, les présentoirs à bobines et casiers contenant les écheveaux de laine du magasin des laines situé au second étage (cad. AH 359) : inscription par arrêté du 12 février 2013
Personnages clés
Alexandre Braquenié
Fondateur de la manufacture de tapisserie.
Henri-Charles Braquenié
Frère d'Alexandre Braquenié, co-repreneur de la manufacture.
Origine et histoire de la Manufacture de tapisserie
La manufacture de tapisserie Braquenié, à Aubusson (Creuse), a été fondée en 1842 par la famille Demy-Doineau et l'industriel Alexandre Braquenié, originaire de Tournai. En 1858, Alexandre Braquenié reprend l'affaire avec son frère Henri-Charles. Les bâtiments sont édifiés entre 1860 et 1862. Un incendie en 1926 détruit complètement les ateliers de tissage situés en fond de cour ; seul le rez-de-chaussée est préservé. À l'origine, ces ateliers s'élevaient sur quatre niveaux, dont un étage de comble sous un toit à pente brisée percé de lucarnes à chevalet et doté de frontons et jouées en bois. L'incendie, suivi de la crise de 1929, porte un coup sévère à la production, qui peine à se maintenir après la Seconde Guerre mondiale. L'activité cesse en 1992 et la commune reprend les bâtiments pour y installer un pôle Enfance, entraînant la démolition du logement du concierge, de l'aile perpendiculaire à la rue et du hangar adjacent. Le site se compose aujourd'hui de quatre bâtiments groupés autour d'une cour centrale. En front de rue se trouvent deux maisons contiguës qui accueillaient les bureaux administratifs ; chacune présente un plan rectangulaire régulier. La première s'organise sur cinq travées et est couronnée d'un fronton triangulaire percé d'un œil-de-bœuf. La seconde comprend trois travées, avec des baies à linteaux et piédroits en brique, et son rez-de-chaussée est percé d'une porte cochère cintrée. En fond de cour, parallèle à l'avenue, s'élève le bâtiment des ateliers de tissage, à deux étages carrés sous un toit à longs pans. Le traitement du rez-de-chaussée contraste avec celui des deux niveaux supérieurs, reconstruits en brique après l'incendie. Un escalier tournant à retours, avec jour, en maçonnerie dessert les étages, qui ont conservé leurs aménagements intérieurs et une partie du mobilier d'origine. Le rez-de-chaussée abritait les ateliers de confection des tapis dits de La Savonnerie, le premier étage les ateliers de tissage en basse lisse, et le second un magasin de laines et l'atelier des peintres cartonniers. L'ensemble se caractérise par une architecture sobre et fonctionnelle, conçue pour faire pénétrer largement la lumière dans les espaces de travail. Le long de la Beauze, à l'arrière des ateliers, se trouvent deux édifices partiellement ruinés : la teinturerie et la chaufferie. Le site est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 12 février 2013.