Fondation de la manufacture 1829 (≈ 1829)
Création par Fey et Martin.
1841
Installation dans l’ancien relais
Installation dans l’ancien relais 1841 (≈ 1841)
Réaménagement du *Lion d’Or*.
1853
Inauguration du grand atelier
Inauguration du grand atelier 1853 (≈ 1853)
Agrandissement célébré par les ouvriers.
1890
Construction atelier métallique
Construction atelier métallique 1890 (≈ 1890)
Œuvre de l’architecte Guérin.
1903
Ajout de l’atelier *Ciment*
Ajout de l’atelier *Ciment* 1903 (≈ 1903)
Bâtiment couvert de sheds.
1999
Classement monument historique
Classement monument historique 1999 (≈ 1999)
Inscription des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments (cad. BZ 67) : inscription par arrêté du 2 décembre 1999
Personnages clés
Fey et Martin - Fondateurs
Créateurs de la manufacture en 1829.
Joseph-Marie Jacquard - Inventeur
Brevet du métier Jacquard (1801).
Guérin - Architecte
Conçoit l’atelier métallique (1890).
Origine et histoire
La manufacture des Trois-Tours, fondée en 1829 par Fey et Martin, s’installe en 1841 dans l’ancien relais de poste Au Lion d’Or, un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé au 35 quai Paul-Bert à Tours. Ce bâtiment initial, réaménagé pour abriter les bureaux et logements, est complété par des ateliers conçus pour les métiers Jacquard, introduits dès les années 1840. Ces machines, brevetées par Joseph-Marie Jacquard en 1801, permettent de produire des soieries de grande largeur (130 cm) et diversifient la gamme des tissus, tout en réduisant les coûts de main-d’œuvre. L’inauguration d’un grand atelier en 1853 marque une étape clé, célébrée par patrons et ouvriers.
L’architecture de la manufacture évolue par ajouts successifs : un atelier à structure métallique, construit en 1890 par l’architecte Guérin, et un dernier bâtiment couvert de sheds en 1903, ferment définitivement la cour centrale. Ces extensions reflètent l’adaptation aux besoins industriels, passant d’un modèle artisanal à une production centralisée. La proximité de Paris, facilitée par les diligences puis le chemin de fer, permet un transport rapide des étoffes, utilisées dans les palais. La raison sociale change plusieurs fois (Démonté et Poirier en 1875, Combé et Delaforge en 1898, etc.), mais l’outil de production, classé monument historique en 1999, reste majoritairement artisanal, avec des métiers à bras encore en fonction.
La manufacture perpétue la tradition tourangelle de la soie, relancée après son déclin au XVIIe siècle. Ses archives, couvrant des modèles du XVIIe siècle à 1930, témoignent de son rôle dans l’innovation textile, notamment via l’impression à la planche et l’adoption précoce des métiers Jacquard. Aujourd’hui, l’entreprise, toujours active sous le nom Le Manach Georges SA, reproduit des étoffes historiques et conserve in situ la quasi-totalité de ses bâtiments d’origine. Ce site illustre ainsi les trois phases de l’architecture industrielle : réutilisation de structures existantes, construction fonctionnelle centralisée, puis adoption de matériaux modernes comme les sheds.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis