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Frise chronologique
1702
Fondation de la manufacture
Fondation de la manufacture
1702 (≈ 1702)
Créée par Brice Péan de Saint-Gilles.
1714
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment
1714 (≈ 1714)
Siège principal de la manufacture.
1719
Devenue manufacture royale
Devenue manufacture royale
1719 (≈ 1719)
Devise *« Deo regique laborant »* adoptée.
1737
Rachat par la Maison Trudon
Rachat par la Maison Trudon
1737 (≈ 1737)
Développement des cires Trudon.
1890
Installation du couvent
Installation du couvent
1890 (≈ 1890)
Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.
1929
Inscription du bas-relief
Inscription du bas-relief
1929 (≈ 1929)
Protection aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bas-relief représentant une ruche encastrée dans le mur : inscription par arrêté du 10 avril 1929
Personnages clés
| Brice Péan de Saint-Gilles - Fondateur |
Créa la manufacture en 1702. |
| Maison Trudon - Propriétaire industriel |
Racheta la manufacture en 1737. |
| Madame Trudon - Mécène |
Offrit l’horloge *« la Trudonne »*. |
| Architecte Hardy - Concepteur de la chapelle |
Chapelle construite en 1930. |
Origine et histoire
La Manufacture royale des cires, officiellement nommée Manufacture d'Antony pour le blanchissage des cires et la fabrique des bougies, fut fondée en 1702 par Brice Péan de Saint-Gilles. Elle devint une manufacture royale en 1719, comme en témoigne sa devise latine « Deo regique laborant » (« Elles travaillent pour Dieu et pour le Roi »), gravée sur un bas-relief représentant une ruche. Ce bas-relief, encastré dans le mur du bâtiment, fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 10 avril 1929. Le bâtiment principal, construit en 1714, abrite aujourd’hui un couvent des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, installé depuis 1890.
La manufacture fut rachetée en 1737 par la Maison Trudon, célèbre pour ses cires. Une horloge surnommée « la Trudonne », offerte par Madame Trudon aux ouvriers, surmonte toujours le toit. Le site connut des transformations majeures au XXe siècle : la chapelle fut érigée en 1930 selon les plans de l’architecte Hardy, tandis que la maison de maître, démolie en 1961, laissa place à des immeubles collectifs après la vente du parc. Seul le bas-relief et certains éléments architecturaux subsistent comme traces de son passé industriel royal.
Située au 14 avenue du Bois-de-Verrières à Antony (Hauts-de-Seine), la manufacture illustre l’héritage artisanal et religieux de l’Île-de-France. Son histoire mêle innovation technique, mécénat royal et reconversion patrimoniale, reflétant les mutations économiques et sociales de la région depuis le XVIIIe siècle.