Autorisation de transfert 1667 (≈ 1667)
Louis XIV déplace le marché depuis Bourg-la-Reine.
1678
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments 1678 (≈ 1678)
Réalisés pour Jean-Baptiste Colbert avec chapelle et étables.
1830
Construction de la halle aux veaux
Construction de la halle aux veaux 1830 (≈ 1830)
Modernisation des infrastructures marchandes.
1867
Désaffectation du marché
Désaffectation du marché 1867 (≈ 1867)
Transfert définitif vers la Villette à Paris.
1933
Comblement de l'abreuvoir
Comblement de l'abreuvoir 1933 (≈ 1933)
Fin de son usage original.
1960
Démolition partielle
Démolition partielle 1960 (≈ 1960)
Remplacement par un grand ensemble immobilier.
1992
Classement partiel
Classement partiel 1992 (≈ 1992)
Protection des façades et toitures restantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux bâtiments ; escalier rampe sur rampe (cad. Z 15 à 18) : inscription par arrêté du 23 novembre 1992
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Autorisa le transfert du marché en 1667.
Jean-Baptiste Colbert - Ministre de Louis XIV
Commanditaire des bâtiments construits en 1678.
Nomblot Bruneau - Pépiniériste
Réutilisa les lieux après 1867.
Origine et histoire
Le marché aux bestiaux de Sceaux trouve son origine en 1667, lorsque Louis XIV autorise son transfert depuis Bourg-la-Reine. Les bâtiments, construits en 1678 pour Jean-Baptiste Colbert, intègrent une hôtellerie, des étables, un abreuvoir et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste et saint Pierre. Ce complexe reflète l’importance économique du commerce animalier sous l’Ancien Régime, lié à l’approvisionnement de Paris.
Au XVIIIe siècle, le site abrite également une audience de Justice, soulignant son rôle administratif local. En 1830, une halle aux veaux est ajoutée, modernisant les infrastructures. Cependant, le marché est désaffecté en 1867 après son transfert à la Villette. Les bâtiments sont alors réutilisés par le pépiniériste Nomblot Bruneau, avant que l’abreuvoir ne soit comblé en 1933.
Dans les années 1960, une partie des structures est démolie pour un grand ensemble immobilier. Seuls les bâtiments encadrant l’entrée subsistent aujourd’hui, transformés en habitations privées. Classés partiellement en 1992 (façades, toitures et escalier), ils témoignent de l’héritage agricole et commercial de Sceaux, malgré les transformations urbaines.