Frise chronologique
1945
Destruction du marché néo-classique
Destruction du marché néo-classique
1945 (≈ 1945)
Bombardements durant la Seconde Guerre mondiale.
1955
Début de la construction
Début de la construction
1955 (≈ 1955)
Lancement du chantier moderniste.
1999
Dégâts de l'ouragan Martin
Dégâts de l'ouragan Martin
1999 (≈ 1999)
Endommagement majeur de la structure.
2002
Classement monument historique
Classement monument historique
2002 (≈ 2002)
Protection officielle du bâtiment.
2003
Restauration post-ouragan
Restauration post-ouragan
2003 (≈ 2003)
Réparation et consolidation du marché.
2006
Réaménagement du parvis
Réaménagement du parvis
2006 (≈ 2006)
Fin des travaux urbains environnants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le marché en totalité (cad. AK 546) : classement par arrêté du 14 juin 2002
Personnages clés
| Louis Simon - Architecte |
Co-concepteur du marché moderniste. |
| André Morisseau - Architecte |
Co-auteur du projet architectural. |
| René Sarger - Ingénieur |
Responsable de l’étude technique innovante. |
| Bernard Lafaille - Ingénieur |
Contributeur à la réalisation structurelle. |
Origine et histoire
Le Marché central de Royan, construit dans le 3e quart du XXe siècle, incarne l’architecture moderniste des années 1950. Conçu par les architectes Louis Simon et André Morisseau, en collaboration avec l’ingénieur René Sarger, il succède à un marché néo-classique détruit en 1945. Sa structure audacieuse, une voûte sphérique de 8 cm d’épaisseur reposant sur 13 points sans piliers intérieurs, fut une prouesse technique pour l’époque. Classé monument historique en 2002, il a inspiré des projets comme le CNIT à La Défense.
Le bâtiment adopte une forme de coquillage, symbolisant l’identité maritime de Royan. Sa voûte, composée de paraboloïdes sinusoïdaux, permet une couverture circulaire de 52,40 mètres de diamètre sans appui central. Des ouvertures zénithales, équipées de briques de verre, diffusent une lumière naturelle dans l’espace. Endommagé par l’ouragan Martin en 1999, il fut restauré en 2003, suivi d’une rénovation urbaine du quartier environnant, achevée en 2006 pour lutter contre les inondations.
L’étude technique de René Sarger a optimisé la courbe de la voûte, autorisant un voile de béton ultra-mince (10 cm en moyenne). Ce marché, propriété de la commune, illustre la reconstruction d’après-guerre et l’innovation structurelle. Son parvis et ses abords ont été repensés pour intégrer la rivière Font de Cherve, autrefois source d’inondations. Aujourd’hui, il reste un symbole architectural et un lieu de vie centrale pour Royan.
Classé parmi les édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle en Charente-Maritime, le marché central témoigne de la collaboration entre architectes et ingénieurs. Son modèle a influencé d’autres réalisations, comme un projet avorté de marché à Nanterre. La base Mérimée le répertorie sous le code AK 546, soulignant son importance patrimoniale.