Construction du marché 1882 (≈ 1882)
Couverture du Mau et édification par Louis Gillet.
1988
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et ossature métallique.
2000
Rénovation complète
Rénovation complète 2000 (≈ 2000)
Mise aux normes d'hygiène moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades ; couvertures et ensemble de l'ossature métallique (cad. BE 233) : inscription par arrêté du 20 mai 1988
Personnages clés
Louis Gillet - Architecte départemental
Concepteur du marché couvert en 1882.
Origine et histoire du Marché couvert
Le marché couvert de Châlons-en-Champagne, construit en 1882, est une halle métallique conçue par l'architecte Louis Gillet. Inspiré des marchés parisiens, il combine fonte et verre, avec une structure rectangulaire et un toit en tôle nervurée. La couverture du Mau, un ancien cours d’eau, a permis son édification, encadré par les nouvelles rues Gambetta et Thiers. Ce projet s’inscrivait dans une modernisation urbaine, avec une architecture industrielle caractéristique de l’époque.
La halle a été entièrement rénovée en 2000 pour répondre aux normes d’hygiène, tout en préservant son ossature d’origine. Les claires-voies en bois, initialement présentes en partie haute des travées, ont été restaurées et doublées de verre. Les façades, ornées de briques rouges et noires en motifs géométriques, et les frontons triangulaires surmontant les verrières en plein cintre, reflètent un souci esthétique et fonctionnel. Inscrit aux monuments historiques en 1988, ce marché reste un témoignage de l’architecture utilitaire du XIXe siècle.
Avant 1882, Châlons-en-Champagne ne possédait pas de halle couverte, et ce marché comblait un besoin croissant pour un espace commercial protégé. Sa localisation stratégique, entre le pont Putte-Savate et la place Godart, en fit un lieu central pour les échanges locaux. La structure métallique, innovante pour l’époque, symbolisait aussi le progrès technique et l’influence des grands travaux parisiens en province. Aujourd’hui, il demeure un élément patrimonial majeur de la ville, alliant histoire et modernité.