Construction du marché 1891-1892 (≈ 1892)
Réalisé par l’atelier André Michelin.
12 février 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 12 février 2002 (≈ 2002)
Protection totale du marché (cad. HV 112).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le marché en totalité (cad. HV 112) : inscription par arrêté du 12 février 2002
Personnages clés
André Michelin - Constructeur et serrurier
Fonda l’atelier ayant bâti le marché.
Origine et histoire du Marché Saint-Joseph
Le marché Saint-Joseph est un marché couvert emblématique de Clermont-Ferrand, édifié entre 1891 et 1892. De style Baltard, inspiré des halles parisiennes, il se distingue par sa structure métallique et son lanterneau central. Son architecture, préservée sans transformation majeure, en fait un témoignage rare de ce patrimoine industriel et commercial dans la région. Il est entouré d’un mur de briques s’élevant à mi-hauteur, et s’intègre dans une place aux bâtiments homogènes de la première moitié du XIXe siècle.
Ce marché a été construit par l’atelier de serrurerie d’André Michelin, l’un des frères fondateurs de l’usine Michelin, soulignant le lien entre patrimoine local et histoire industrielle clermontoise. Inscrit aux monuments historiques depuis le 12 février 2002, il est protégé en totalité, incluant sa structure et son cadre bâti (cadastre HV 112). Sa localisation, au 1 Rue de Courpière, en fait un point central dans le tissu urbain de Clermont-Ferrand, reflétant l’importance des marchés couverts dans la vie quotidienne et économique de la fin du XIXe siècle.
Le marché Saint-Joseph illustre l’essor des constructions métalliques à cette époque, marquées par des innovations techniques et une esthétique fonctionnelle. Son plan carré et son lanterneau, typiques des halles Baltard, visaient à optimiser l’éclairage naturel et la circulation de l’air. Aujourd’hui propriété de la commune, il reste un lieu vivant, ancré dans l’histoire sociale et architecturale de la ville, tout en témoignant du savoir-faire des ateliers Michelin, bien avant leur renommée mondiale dans l’industrie du pneumatique.