Mausolée de Lanuéjols en Lozère

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Mausolée

Mausolée de Lanuéjols

  • Village
  • 48000 Lanuéjols
Mausolée de Lanuéjols
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Mausolée de Lanuéjols
Mausolée de Lanuéjols
Crédit photo : Ancalagon - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
400
1800
1900
2000
IIIe siècle
Fin de l'usage funéraire
1840
Protection du site
1999-2000
Reconstitution de l'escalier
2013
Étayage de la porte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Monument dit Le Tombeau romain : classement par liste de 1840

Personnages clés

Lucius Julius Bassianus Commanditaire du mausolée en mémoire de ses fils.
Pomponia Regola Commanditaire du mausolée en mémoire de ses fils.
J. C. Joulia Archéologue ayant mené des fouilles sur le site.
J. L. Paillet Archéologue ayant mené des fouilles sur le site.

Origine et histoire du Mausolée de Lanuéjols

Le mausolée dit « Le Tombeau romain », également appelé mausolée des Pomponii ou localement « Lou Mazelet », est un monument funéraire gallo‑romain situé à Lanuéjols (Lozère) et appartenant à un ensemble comprenant un autel cérémoniel et un second tombeau. Construit en grand appareil de calcaire dolomitique probablement extrait localement, il reprend le modèle du mausolée‑temple. L'édifice repose sur un podium entouré d'un caniveau destiné à l'évacuation des eaux pluviales et est précédé d'un large escalier reconstitué en 1999‑2000. De plan presque carré, la cella intérieure mesure environ 5,40 × 5,20 m et comporte trois niches profondes — au nord‑ouest, au nord‑est et au sud‑est — susceptibles d'accueillir urnes, sarcophages ou statues. La niche axiale, plus réduite, est voûtée en berceau et son archivolte est ornée ; les corniches de la chambre centrale s'élèvent à 4,50 m au‑dessus du podium. Les murs, d'environ 0,60 m d'épaisseur, sont assemblés en grands blocs maintenus par des crampons métalliques et certains éléments suggèrent un parement intérieur en marbre. La façade sud‑ouest s'ouvre par une porte large de 2,08 m et haute de 2,55 m, surmontée d'un linteau gravé et d'un tympan semi‑circulaire dont l'archivolte est décorée de génies ailés, d'amours et de grappes de vigne; les retombées d'arc comportent des sculptures. Le linteau, porté latéralement par des génies ailés, porte une épitaphe en cinq lignes indiquant que Lucius Julius Bassianus et Pomponia Regola ont élevé ce monument en mémoire de leurs fils Lucius Pomponius Bassulus et Lucius Pomponius Balbinus, et qu'ils ont consacré les édifices avoisinants. À l'origine, un pronaos à quatre colonnes corinthiennes précédait la cella ; des fragments de ces colonnes et d'autres éléments architecturaux ont été retrouvés sur le site et à proximité. Une partie de l'entablement, comprenant architrave, frise et corniche, est conservée, et les angles du monument sont cantonnés de pilastres dont ceux de la façade portent des chapiteaux corinthiens. Le sol de la cella est pavé de dalles posées directement sur le remblai du podium, ce qui exclut l'existence d'une crypte ; les dépôts observés confirment que les défunts étaient probablement placés dans des sarcophages ou des urnes, peut‑être logés dans les niches latérales, tandis que la niche axiale pouvait recevoir des statues commémoratives. La dédicace gravée a valu au monument son surnom de mausolée des Pomponii et illustre la pratique, observable chez les classes élevées, de conférer aux enfants le gentilice maternel. La situation topographique, au fond d'un vallon et en contrebas des terres environnantes, a entraîné des ensevelissements périodiques par des alluvions, ce qui a à la fois nécessité plusieurs chantiers de dégagement et contribué à la conservation du site en limitant les pillages. Les recherches et fouilles conduites aux XIXe et XXe siècles, notamment par J. C. Joulia et J. L. Paillet, ont permis de reconstituer la structure du monument et de recenser les blocs dispersés par le démantèlement des édifices. Le site, protégé au titre des monuments historiques depuis 1840, a bénéficié de travaux de restauration, d'aménagements pour la visite et de mesures de protection, dont l'étayage de la porte et du linteau en 2013. Les études archéologiques menées à la fin du XXe siècle ont fourni du mobilier qui situe la construction dans la seconde moitié du IIe siècle, éventuellement dans le troisième quart de ce siècle, et montrent que l'ensemble a perdu sa fonction régulière à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, bien que la présence d'une nécropole d'époque tardive atteste d'une certaine continuité funéraire. L'autel cérémoniel dégagé à 35 m au sud‑ouest, dallé et construit en calcaire du même appareil, est interprété comme le lieu de cérémonies en mémoire des défunts, et les vestiges d'un autre tombeau plus au sud, connus par quelques blocs décorés, pourraient correspondre au tombeau des parents. Les commanditaires, Lucius Julius Bassianus et Pomponia Regola, apparaissent comme une famille aisée de la région ; l'hypothèse d'une origine syrienne pour la famille a été avancée mais ne repose pas sur des éléments formels.

Liens externes