Frise chronologique
Néolithique (vers le début du IIe millénaire av. J.-C.)
Érection et sculpture du menhir
Érection et sculpture du menhir
Néolithique (vers le début du IIe millénaire av. J.-C.) (≈ 5430 av. J.-C.)
Période estimée de création et gravure.
1967
Redécouverte du menhir couché
Redécouverte du menhir couché
1967 (≈ 1967)
Défrichement révélant le mégalithe brisé.
28 mars 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
28 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle unique dans les Landes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pierre mégalithique dite de Guillay (cad. ZA 38) : classement par arrêté du 28 mars 1978
Personnages clés
| Robert Arambourou - Préhistorien |
A étudié et décrit les gravures en 1968. |
| Claude Thibault - Préhistorien |
Co-auteur de l’étude de 1968 sur le menhir. |
| Alain Beyneix - Chercheur en mégalithes |
Propose une interprétation alternative des gravures. |
Origine et histoire
Le mégalithe de Guillay, aussi appelé pierre de Guillay, est un menhir situé sur la commune de Larrivière-Saint-Savin, dans le département des Landes. Ce monument, érigé durant le Néolithique, se distingue par sa taille imposante : 3,20 m de haut pour 2,20 m de large et 1 m d’épaisseur, avec un poids estimé à 20 tonnes. Il est composé de grès de Coudures, une roche datant de l’Éocène. Classé monument historique le 28 mars 1978, il constitue un cas unique parmi les menhirs des Landes.
Le menhir fut découvert couché en 1967 lors d’un défrichement, son sommet déjà brisé depuis longtemps. Grâce à l’intervention de la municipalité de Larrivière, du CNRS et des architectes des bâtiments de France, il fut relevé près de son emplacement d’origine, au lieu-dit le Guillay, à environ 5 km au sud-est du village. La partie supérieure cassée fut remontée lors de cette opération. Le menhir se dresse aujourd’hui à 135 m d’altitude, au bord de la route D11 menant à Eugénie-les-Bains.
La face sud du menhir, à 0,50 m du sommet, porte des gravures primitives réalisées par piquetage sur une surface polie. Ces motifs, interprétés diversement, pourraient représenter un cervidé et un char à roues avec essieu et timon. Une hypothèse alternative, proposée par Alain Beyneix, suggère qu’il s’agirait d’un bovidé attaché, évoquant le bestiaire ibérique. Ces gravures, datées approximativement du début du second millénaire avant notre ère, rappellent des motifs similaires trouvés dans la Vallée des Merveilles, peut-être liés à des représentations de champs cultivés.
Les premières descriptions des gravures, publiées en 1968 par Robert Arambourou et Claude Thibault, soulignent leur caractère schématique. Une photographie en noir et blanc, prise à l’époque, met en évidence ces motifs grâce à un éclairage latéral. Ces gravures, bien que peu profondes, offrent un témoignage rare de l’art mégalithique dans cette région, renforçant l’importance patrimoniale du site.
Le menhir de Guillay est aujourd’hui protégé et accessible, situé à l’adresse approximative 4827 Route du Tursan. Son classement en 1978 et les études qui l’ont accompagné en font un élément clé du patrimoine mégalithique des Landes, attirant l’attention des chercheurs et des passionnés d’histoire préhistorique.