Frise chronologique
1150
Don aux Templiers
Don aux Templiers
1150 (≈ 1150)
Terres offertes par le seigneur de Tournemire.
1315
Transfert aux Hospitaliers
Transfert aux Hospitaliers
1315 (≈ 1315)
Dévolution des biens templiers aux Hospitaliers.
1430
Construction de la tour-grenier
Construction de la tour-grenier
1430 (≈ 1430)
Autorisée par Bertrand d’Arpajon pour refuge.
XVIIe siècle
Rez-de-chaussée en prison
Rez-de-chaussée en prison
XVIIe siècle (≈ 1750)
Usage carcéral temporaire.
16 mars 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
16 mars 1993 (≈ 1993)
Inscription à l’inventaire supplémentaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour et ses annexes (cad. A 273 à 277) : inscription par arrêté du 16 mars 1993
Personnages clés
| Seigneur de Tournemire - Donateur des terres |
Offre le Viala aux Templiers en 1150. |
| Bertrand d’Arpajon - Prieur hospitalier |
Autorise la construction de la tour en 1430. |
Origine et histoire
La tour du Viala-du-Pas-de-Jaux s’inscrit dans l’histoire des commanderies templières puis hospitalières du Larzac. En 1150, le seigneur de Tournemire cède les terres du Viala aux Templiers, avant que celles-ci ne passent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1315, après la dissolution de l’ordre du Temple. Ces derniers y bâtissent un logis et une église dédiée à Saint-Jean-Baptiste, tout en relevant de la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon.
En 1430, le prieur Bertrand d’Arpajon autorise la construction d’une tour fortifiée de 27 mètres, conçue comme un refuge pour les habitants et un grenier à céréales. Ce projet répond aux besoins de sécurité dans une région marquée par les troubles, la tour remplaçant ainsi le rôle protecteur de la commanderie voisine. Son architecture inclut cinq étages, un chemin de ronde avec mâchicoulis, et une voûte couverte de lauzes, offrant une vue panoramique.
La tour, classée monument historique en 1993, a fait l’objet de restaurations depuis 1981 par une association locale. Aujourd’hui ouverte au public, elle accueille des expositions et témoigne de l’importance stratégique des commanderies hospitalières dans l’organisation médiévale du Larzac. Son rez-de-chaussée, transformé en prison au XVIIe siècle, rappelle aussi l’évolution de ses usages au fil des siècles.
Le site illustre le patrimoine hospitalier du Rouergue, lié à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les annexes, incluant écuries et salle de garde, complètent un ensemble architectural marqué par son rôle agricole, défensif et communautaire. Les sources, comme les travaux de Jacques Miquel ou Nicolas Mengus, soulignent son importance dans l’histoire templière et hospitalière régionale.