Frise chronologique
25-26 avril 1792
Création du chant
Création du chant
25-26 avril 1792 (≈ 26)
Rouget de Lisle compose *Chant de guerre pour l’armée du Rhin* à Strasbourg.
29 avril 1792
Première interprétation publique
Première interprétation publique
29 avril 1792 (≈ 1792)
Chant joué sur la place d’Armes de Strasbourg.
30 juillet 1792
Adoption par les Marseillais
Adoption par les Marseillais
30 juillet 1792 (≈ 1792)
Les fédérés marseillais l’entonnent à Paris.
14 juillet 1795
Décret comme chant national
Décret comme chant national
14 juillet 1795 (≈ 1795)
Adopté par la Convention thermidorienne.
14 février 1879
Rétablissement comme hymne national
Rétablissement comme hymne national
14 février 1879 (≈ 1879)
Sous la IIIe République.
1946 et 1958
Confirmation constitutionnelle
Confirmation constitutionnelle
1946 et 1958 (≈ 1958)
Intégré aux Constitutions de la IVe et Ve Républiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Claude Joseph Rouget de Lisle - Auteur des paroles et compositeur |
Capitaine du génie à Strasbourg en 1792. |
| Philippe Frédéric de Dietrich - Maire de Strasbourg |
Commanditaire du chant en 1792. |
| François Mireur - Médecin et fédéraliste |
Diffuse le chant à Montpellier et Marseille. |
| Hector Berlioz - Compositeur |
A arrangé une version orchestrale en 1830. |
| Serge Gainsbourg - Artiste contemporain |
A créé une version reggae en 1979. |
Origine et histoire
Le Mémorial de La Marseillaise, situé à Marseille, rend hommage à l’hymne national français, dont les origines remontent à la Révolution. Le chant fut écrit dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du génie en garnison à Strasbourg. Commandé par le maire de la ville, le baron Philippe Frédéric de Dietrich, ce Chant de guerre pour l’armée du Rhin fut composé en réaction à la déclaration de guerre contre l’Autriche. Il fut interprété pour la première fois en public le 29 avril 1792 sur la place d’Armes de Strasbourg, avant d’être popularisé par les fédérés marseillais lors de leur marche vers Paris en juillet 1792.
Le titre La Marseillaise s’imposa après que les volontaires de Marseille, l’ayant adopté comme chant de marche, l’entonnèrent lors de leur entrée triomphale aux Tuileries le 30 juillet 1792. Le texte, inspiré par des affiches révolutionnaires strasbourgeoises appelant à la mobilisation, évoque la lutte contre la tyrannie et l’invasion étrangère. La musique, dont la paternité est parfois contestée, serait selon certaines sources inspirée d’un oratorio de Jean-Baptiste Lucien Grisons, Esther (1784-1787), bien que cette hypothèse reste débattue. Rouget de Lisle, auteur avéré des paroles, puisa aussi dans des références culturelles de l’époque, comme des chants protestants ou des odes classiques.
Déclaré chant national le 14 juillet 1795 par la Convention thermidorienne, La Marseillaise connut des périodes d’interdiction ou de remplacement, notamment sous l’Empire, la Restauration, et le régime de Vichy. Elle fut définitivement rétablie comme hymne national sous la IIIe République en 1879, puis confirmée par les Constitutions de 1946 et 1958. Son statut juridique actuel interdit tout outrage, tandis que son enseignement est obligatoire dans les écoles depuis 2005. Le mémorial marseillais incarne ainsi la mémoire d’un symbole à la fois révolutionnaire, patriotique, et universel, repris dans le monde entier comme hymne de lutte pour la liberté.
Le texte original, composé de six couplets et d’un couplet des enfants ajouté ultérieurement par un auteur anonyme, fut modifié à plusieurs reprises pour des raisons politiques ou idéologiques. Le refrain, notamment la phrase « Qu’un sang impur abreuve nos sillons », a suscité des débats sur son interprétation : certains y voient une référence aux ennemis de la Révolution, d’autres une métaphore des sacrifices consentis pour la patrie. Les polémiques contemporaines portent aussi sur son caractère guerrier, parfois perçu comme incompatible avec les valeurs modernes de paix et d’inclusion.
Le Mémorial s’inscrit dans un patrimoine culturel et historique plus large, incluant des représentations artistiques (comme le tableau d’Isidore Pils, 1849) et des adaptations musicales variées, du classique (Berlioz, Tchaïkovski) au moderne (Serge Gainsbourg, The Beatles). Il rappelle aussi les controverses liées à son interprétation, notamment dans le sport, où le respect de l’hymne est devenu un sujet de débat public. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, région marquée par les mouvements révolutionnaires et républicains, ce mémorial symbolise l’héritage d’un chant qui a transcendé les époques et les frontières.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 04 91 55 36 00