Frise chronologique
1914 (septembre) et 1918 (juillet)
Batailles de la Marne
Batailles de la Marne
1914 (septembre) et 1918 (juillet) (≈ 1918)
Événements commémorés par le mémorial.
18 juin 1919
Création de l’association
Création de l’association
18 juin 1919 (≈ 1919)
Association pour la construction du mémorial.
18 juillet 1919
Bénédiction de l’emplacement
Bénédiction de l’emplacement
18 juillet 1919 (≈ 1919)
Cérémonie inaugurale du site.
18 juillet 1920
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
18 juillet 1920 (≈ 1920)
Début officiel des travaux.
1921-1931
Construction du mémorial
Construction du mémorial
1921-1931 (≈ 1926)
Période des travaux dirigés par Closson.
juin 2019
Classement Monument historique
Classement Monument historique
juin 2019 (≈ 2019)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le mémorial des batailles de la Marne, en totalité, y compris la sacristie et la maison du gardien, la galerie du cloître, l'ossuaire avec sa chambre de recueillement, la lanterne des morts, le cadran solaire et la table d'orientation ainsi que les rampes et les escaliers d'accès au monument, son mur de soutènement, sa terrasse et l'allée périphérique, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BE 332) : classement par arrêté du 3 juin 2019
Personnages clés
| Duchesse d’Estissac (Comtesse de La Rochefoucauld) - Initiatrice du projet |
Fonda le comité de construction. |
| Maréchal Ferdinand Foch - Stratège militaire |
Choisit l’emplacement symbolique du mémorial. |
| Cardinal Luçon - Archevêque de Reims |
Membre fondateur du comité. |
| Joseph-Marie Tissier - Évêque de Châlons |
Membre fondateur du comité. |
| Louis Marcel - Architecte lauréat |
Conçut les plans initiaux du mémorial. |
| Georges-Alexandre Closson - Architecte maître d’œuvre |
Dirigea la construction et adapta les plans. |
| Firmin Michelet - Sculpteur |
Réalisa les statues et le Christ-Roi. |
| Charles Lorin - Maître-verrier |
Créa les vitraux Art déco. |
| Raymond Subes - Ferronnier d’art |
Conçut la grille en fer forgé. |
Origine et histoire
Le Mémorial des batailles de la Marne, situé à Dormans (Marne), fut érigé entre 1920 et 1931 pour honorer les victimes des batailles de 1914 et 1918. Initié par la duchesse d’Estissac, le cardinal Luçon et le maréchal Foch, il symbolise la reconnaissance nationale envers les soldats. Une souscription publique, les « Journées des quatre monuments », finança sa construction, aux côtés de Douaumont, Notre-Dame de Lorette et le Hartmannswillerkopf.
L’architecture mêle influences gothiques et militaires, avec une tour crénelée de 52 mètres, des meurtrières et une crypte abritant 1 360 dépouilles de soldats. La chapelle supérieure, ornée de vitraux Art déco de Charles Lorin, célèbre la victoire, tandis que la crypte et l’ossuaire commémorent les sacrifices. Le site, classé Monument historique en 2019, fut d’abord entretenu par les pères salésiens, puis par une association locale.
Le mémorial associe symboles religieux (sainte Jeanne d’Arc, saint Michel) et militaires (armoiries des provinces, saints patrons des armées). Les sculptures de Firmin Michelet et les vitraux, dont une verrière monumentale de 7 mètres, illustrent la dualité entre deuil et espoir. Le cloître en forme de L détaille l’organigramme des armées des deux batailles, tandis que la lanterne des morts évoque la lumière de l’espoir.
Dormans, choisi par Foch comme « point synthétique » des batailles, devint un lieu de mémoire majeur. Après un déclin dans les années 1980, le mémorial est aujourd’hui géré par la commune et des bénévoles, avec une vocation pédagogique croissante envers les jeunes générations. Son classement en 2019 consacre son rôle historique et architectural.
Le projet fut porté par un comité incluant des figures religieuses (cardinal Luçon, Mgr Tissier) et militaires (maréchal Foch), reflétant l’union nationale post-Grande Guerre. Les architectes Louis Marcel et Georges-Alexandre Closson conçurent un édifice hybride, à la fois ex-voto et monument aux morts, marqué par des matériaux modernes (acier, ciment armé) sous une apparence médiévale.