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Menhir à Avrillé en Vendée

Menhir

    7 Rue Georges Clemenceau
    85440 Avrillé
Propriété privée
Menhir
Menhir
Menhir
Menhir
Menhir
Menhir
Crédit photo : Llann Wé² - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1700
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du menhir
1762
Première mention écrite
1823
Destruction de deux menhirs
1889
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir numéro 9 (cad. A4 780) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Anne-Claude-Philippe de Caylus - Érudit et antiquaire A décrit le menhir en 1762.
Georges Clemenceau - Homme politique A enquêté sur sa profondeur.

Origine et histoire

Le menhir de Bourg-Jardin, situé à Avrillé en Vendée, est un vestige emblématique du Néolithique. Également surnommé menhir le Roi ou menhir du Camp de César, il appartenait à l'origine à un ensemble de quatre menhirs disposés en triangle. Trois d'entre eux furent détruits au XIXe siècle, notamment en 1823 lors de la construction d'une maison bourgeoise. Seul subsiste aujourd'hui ce bloc monolithique de granite, pesant environ 85 tonnes et culminant à 8,70 m, dont 7 m hors-sol. Ses traces d'extraction restent visibles, témoignant des techniques anciennes de taille.

Classé monument historique en 1889, ce menhir a suscité des interprétations variées. En 1780, un érudit local affirma qu'il servait de repère à la flotte de César, une légende persistante. Une anecdote rapporte aussi que Georges Clemenceau, en visite chez les propriétaires du terrain (la famille Gillaizeau), aurait demandé à connaître sa profondeur d'enfouissement. Une tranchée creusée dans la nuit révéla alors 1,70 m sous terre. Ces récits illustrent l'attachement culturel et historique à ce monument.

Le site était initialement lié à une auberge nommée Les Trois Piliers, aujourd'hui remplacée par la mairie d'Avrillé. Le menhir, décrit dès 1762 par Anne-Claude-Philippe de Caylus, était accompagné de trois autres pierres dressées, dont les dimensions étaient précisées dans ses écrits. Leur disparition progressive reflète les transformations du paysage et les priorités architecturales des XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd'hui, il reste un symbole majeur du patrimoine mégalithique vendéen.

Liens externes