Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument.
1762
Première mention écrite
Première mention écrite
1762 (≈ 1762)
Description par de Caylus dans ses écrits.
1823
Destruction de deux menhirs
Destruction de deux menhirs
1823 (≈ 1823)
Disparition pour une construction bourgeoise.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir restant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir numéro 9 (cad. A4 780) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Anne-Claude-Philippe de Caylus - Érudit et antiquaire |
A décrit le menhir en 1762. |
| Georges Clemenceau - Homme politique |
A enquêté sur sa profondeur. |
Origine et histoire
Le menhir de Bourg-Jardin, situé à Avrillé en Vendée, est un vestige emblématique du Néolithique. Également surnommé menhir le Roi ou menhir du Camp de César, il appartenait à l'origine à un ensemble de quatre menhirs disposés en triangle. Trois d'entre eux furent détruits au XIXe siècle, notamment en 1823 lors de la construction d'une maison bourgeoise. Seul subsiste aujourd'hui ce bloc monolithique de granite, pesant environ 85 tonnes et culminant à 8,70 m, dont 7 m hors-sol. Ses traces d'extraction restent visibles, témoignant des techniques anciennes de taille.
Classé monument historique en 1889, ce menhir a suscité des interprétations variées. En 1780, un érudit local affirma qu'il servait de repère à la flotte de César, une légende persistante. Une anecdote rapporte aussi que Georges Clemenceau, en visite chez les propriétaires du terrain (la famille Gillaizeau), aurait demandé à connaître sa profondeur d'enfouissement. Une tranchée creusée dans la nuit révéla alors 1,70 m sous terre. Ces récits illustrent l'attachement culturel et historique à ce monument.
Le site était initialement lié à une auberge nommée Les Trois Piliers, aujourd'hui remplacée par la mairie d'Avrillé. Le menhir, décrit dès 1762 par Anne-Claude-Philippe de Caylus, était accompagné de trois autres pierres dressées, dont les dimensions étaient précisées dans ses écrits. Leur disparition progressive reflète les transformations du paysage et les priorités architecturales des XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd'hui, il reste un symbole majeur du patrimoine mégalithique vendéen.