Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection présumée du menhir
1919
Première mention écrite
Première mention écrite
1919 (≈ 1919)
Documentation officielle du monument
2 février 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2 février 1929 (≈ 1929)
Protection par décret ministériel
Fin XIXe – début XXe siècle
Traditions folkloriques
Traditions folkloriques
Fin XIXe – début XXe siècle (≈ 2025)
Feux allumés pour conjurer le sort
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir anthropomorphique de Kerdeval (cad. ZS 109) : classement par décret du 2 février 1929
Personnages clés
| Saint-Guénolé - Figure légendaire |
Associé au renversement du menhir |
| Commandant Bénard - Archéologue |
Fouilles documentées en 1921 |
| Abbé Favret - Archéologue |
Co-auteur des fouilles de 1921 |
Origine et histoire
Le menhir de Kerdeval, situé à Penmarch dans le Finistère, est un bloc naturel de 6,60 mètres de long retouché pour évoquer des jambes, un ventre et un nombril humains, tandis que sa tête rappelle celle d’un cheval. Découvert couché sur un lit de galets et d’argile, il était entouré de débris, suggérant une chute ancienne. Un percuteur, seul objet archéologique trouvé à proximité, atteste d’une occupation humaine ancienne.
Classé Monument Historique par décret du 2 février 1929, ce menhir fut mentionné pour la première fois en 1919. Sa position horizontale, associée à des traditions locales, évoque un renversement légendaire par Saint-Guénolé. Au tournant du XXe siècle, des feux ou chandelles y étaient allumés la veille des fêtes religieuses pour écarter le mauvais sort, révélant son importance symbolique persistante.
Les fouilles menées au début du XXe siècle, notamment par le Commandant Bénard et l’Abbé Favret, ont documenté ce site dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (1921). Le menhir, propriété de la commune de Penmarch, illustre les pratiques mégalithiques bretonnes et leur réappropriation par le folklore chrétien. Son état actuel et son contexte archéologique en font un témoignage rare des croyances néolithiques et de leur postérité.