Frise chronologique
15 juin 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 juin 1990 (≈ 1990)
Protection officielle du menhir par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Bréau (cad. C 169) : inscription par arrêté du 15 juin 1990
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur lié. |
Origine et histoire
Le menhir de Bréau, surnommé Pierre qui tourne du Moulin Neuf ou Pierre à vinaigre, est un bloc de schiste verdâtre précambrien infiltré de quartz, mesurant entre 3,30 m et 3,50 m de hauteur selon la pente du terrain. Sa forme varie selon l’angle : arrondie de face, elle semble pointue vue de l’ouest. Une tradition locale affirme qu’il tournerait aux douze coups de minuit et dégage une odeur de vinaigre. Ce mégalithe, situé près de la rive gauche de l’Èvre, aurait fait l’objet d’une fouille ancienne révélant un calage avec des briques romaines, suggérant une réutilisation ou une intervention postérieure à sa construction.
Le menhir est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 15 juin 1990 sous la référence cadastre C 169. À proximité, sur l’autre rive de l’Èvre (commune de Beaupréau), se trouvait autrefois la Pierre Aubrée, un autre menhir en granit aujourd’hui disparu, dont il ne subsiste qu’une base enterrée de 1,50 m de diamètre. Ces vestiges illustrent la densité des sites mégalithiques en Anjou, région où les menhirs étaient souvent associés à des légendes ou des pratiques folkloriques.
Les sources historiques mentionnent ce monument dans des ouvrages spécialisés comme Mégalithes en Anjou (Michel Gruet, 2005), qui recense les sites mégalithiques de Maine-et-Loire. Le menhir de Bréau, bien que d’époque indéterminée, s’inscrit dans un réseau plus large de pierres dressées dont la fonction (marqueur territorial, symbole religieux ou funéraire) reste débattue. Son état de conservation et sa protection récente en font un témoin précieux du passé préhistorique et des réappropriations ultérieures, comme en attestent les briques romaines retrouvées lors de fouilles anciennes.