Frise chronologique
Début du XIXe siècle
Extraction du bloc rocheux
Extraction du bloc rocheux
Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Socle taillé pour une croix de chemin.
19 septembre 1958
Classement comme menhir
Classement comme menhir
19 septembre 1958 (≈ 1958)
Erreur historique officialisée par arrêté.
Début du XXe siècle
Dernière mention de la croix
Dernière mention de la croix
Début du XXe siècle (≈ 2004)
Disparition progressive du symbole religieux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Chancerons (cad. en bordure de la parcelle B 1114) : classement par arrêté du 19 septembre 1958
Personnages clés
| Louis Lagrost - Auteur et chercheur |
Co-auteur de *Menhirs de Bourgogne* (1998). |
| Pierre Buvot - Auteur et chercheur |
Co-auteur de *Menhirs de Bourgogne* (1998). |
Origine et histoire
Le menhir des Chancerons, situé près du hameau des Chancerons à Vergisson (Saône-et-Loire), est un bloc rocheux extrait au début du XIXe siècle du lieu-dit Bois-Rosier. Bien que classé comme menhir en 1958, il s’agit en réalité du socle d’une ancienne croix de chemin, connue au début du XXe siècle sous le nom de « la Croix de Chanseron ». Le scellement au plomb de la croix reste visible au sommet de la pierre, qui mesure environ 2 mètres de haut.
Le monument, propriété de la commune de Vergisson, a été érigé à partir d’un affleurement naturel pour soutenir une croix, et non comme un menhir néolithique christianisé. Cette confusion historique a conduit à son classement erroné parmi les monuments mégalithiques, malgré les preuves de son origine récente. La pierre se trouve à une croisée de chemins ruraux, près de la route de la Gorge au Loup.
La base Mérimée et les sources locales, comme les travaux de Louis Lagrost et Pierre Buvot (Menhirs de Bourgogne, 1998), mentionnent ce monument, bien qu’il ne soit pas un véritable menhir. Son intérêt réside dans cette erreur d’interprétation, illustrant les défis de l’identification des vestiges historiques. La croix qu’il supportait a disparu, ne laissant que le socle comme témoin de cette transformation.