Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de son érection.
13 mai 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
13 mai 1930 (≈ 1930)
Arrêté de protection officielle.
Fin XVIIIe - XIXe siècle
Pratique coutumière abandonnée
Pratique coutumière abandonnée
Fin XVIIIe - XIXe siècle (≈ 1995)
Rituel de fertilité interdit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Kérangallou (cad. ZB 118) : classement par arrêté du 13 mai 1930
Personnages clés
| Recteur de Trégunc (non nommé) - Religieux local |
Christianisa le menhir en 18XX. |
| Yohann Sparfel et Yvan Pailler - Archéologues auteurs |
Inventaire des monuments (2011). |
Origine et histoire
Le menhir de Kerangallou est un bloc de granite imposant, mesurant 7,40 mètres de hauteur pour une largeur et une épaisseur de 3 mètres à sa base. Situé sur la commune de Trégunc, dans le département du Finistère, il date du Néolithique et témoigne de l’importance des constructions mégalithiques dans cette région à cette époque. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 13 mai 1930, il illustre la volonté de préserver ce patrimoine ancien.
Selon une coutume locale des XVIIIe et XIXe siècles, les jeunes couples venaient se frotter le ventre nu contre le menhir, l’homme côté nord et la femme côté sud, dans l’espoir d’obtenir un garçon. Cette pratique, jugée diabolique par le recteur de l’époque, conduisit à la christianisation du menhir par l’ajout d’une croix à son sommet. Le recteur menaça même de refuser l’absolution à ceux qui persisteraient dans ce rite, forçant les jeunes à abandonner cette tradition pour ce menhir, bien qu’ils l’aient poursuivie sur un autre menhir voisin, celui de Kergleuhant.
Le menhir de Kerangallou est mentionné dans des inventaires archéologiques, comme celui réalisé par Yohann Sparfel et Yvan Pailler en 2011, qui recense les monuments du Néolithique et de l’Âge du bronze dans le Finistère. Ce menhir s’inscrit ainsi dans un ensemble plus large de sites mégalithiques caractéristiques de la Bretagne, et plus particulièrement du Finistère, où ces vestiges sont nombreux et étudiés pour leur valeur historique et culturelle.