Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection estimée du menhir de Kerara.
6 avril 1965
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques
6 avril 1965 (≈ 1965)
Protection officielle du menhir par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Kerara (cad. ZV 65) : classement par arrêté du 6 avril 1965
Personnages clés
| Philippe Gouézin - Archéologue et auteur |
A étudié les mégalithes du Morbihan. |
| Louis Marsille - Historien local |
A documenté les monuments de Moustoir-Ac. |
Origine et histoire
Le menhir de Kerara est un vestige mégalithique situé dans la commune de Moustoir-Ac, dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Daté du Néolithique, ce monument en pierre brute s’inscrit dans la tradition des constructions mégalithiques bretonnes, caractéristiques de cette période préhistorique. Avec une hauteur de 3,65 mètres et une largeur de 1,25 mètres, il se distingue par ses dimensions imposantes pour un menhir isolé. Son épaisseur, variant entre 0,70 et 0,90 mètre, reflète les techniques de taille et d’érection maîtrisées par les communautés néolithiques.
Le menhir de Kerara a été officiellement reconnu pour sa valeur patrimoniale par un classement au titre des monuments historiques le 6 avril 1965. Ce statut protège le monument et souligne son importance archéologique et culturelle. Il est localisé à environ 280 mètres au sud-est d’un autre menhir notable, le grand menhir de Kermarquer, ce qui suggère une possible concentration de sites mégalithiques dans cette zone. Les sources historiques, comme les travaux de Philippe Gouézin et Louis Marsille, mentionnent son inclusion dans les études sur les mégalithes du Morbihan intérieur.
La région de Moustoir-Ac, comme une grande partie de la Bretagne, était au Néolithique un territoire marqué par l’agriculture naissante, l’élevage et l’organisation de sociétés sédentaires. Les menhirs, souvent associés à des fonctions rituelles ou commémoratives, jouaient un rôle central dans la structuration des paysages et des croyances des communautés de l’époque. Leur érection nécessitait une coopération collective, reflétant une organisation sociale complexe. Le menhir de Kerara, par sa taille et sa localisation, pourrait avoir servi de repère territorial ou de symbole religieux pour les populations locales.