Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection du menhir par les sociétés préhistoriques.
1876
Première mention par R.-F. Le Men
Première mention par R.-F. Le Men
1876 (≈ 1876)
Statistique monumentale du Finistère.
1881
Première description par Paul du Châtellier
Première description par Paul du Châtellier
1881 (≈ 1881)
Publication dans *Matériaux pour l'histoire primitive*.
18 janvier 1932
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
18 janvier 1932 (≈ 1932)
Décret officiel de protection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Kerdalaë-Lesconil (cad. B 825) : classement par décret du 18 janvier 1932
Personnages clés
| R.-F. Le Men - Archéologue |
A mentionné le menhir en 1876. |
| Paul du Châtellier - Archéologue et historien |
A décrit le menhir en 1881. |
Origine et histoire
Le menhir de Kerdalaë-Lesconil, également connu sous les noms de menhir de Kerloc'h ou de Lesconil, est un monument mégalithique emblématique du Néolithique. Situé à Plobannalec-Lesconil, dans le Finistère, il se distingue par sa taille imposante : un bloc de granite de 7,60 m de hauteur, 3 m de largeur et 0,80 m d’épaisseur, initialement dressé sur un tertre. Ce menhir a été mentionné pour la première fois par R.-F. Le Men, mais c’est Paul du Châtellier qui en a fourni la première description détaillée en 1881, sous l’appellation menhir de Lesconil. À cette époque, le monument était encore debout, et une découverte archéologique notable a été faite à sa base : une urne funéraire contenant des fragments d’os, mise au jour par le propriétaire du champ adjacent.
Le menhir de Kerdalaë-Lesconil a été classé au titre des monuments historiques par décret du 18 janvier 1932, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle. Les recherches menées au XIXe siècle, notamment par Paul du Châtellier, ont contribué à éclairer son contexte historique et sa possible fonction funéraire ou symbolique. Les fouilles réalisées à ses pieds, décrites dans des publications comme Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme (1881), suggèrent un lien avec des pratiques rituelles ou commémoratives propres aux sociétés néolithiques de Bretagne.
Aujourd’hui, ce menhir reste un témoignage majeur de l’architecture mégalithique bretonne, illustrant les compétences techniques et les croyances des communautés préhistoriques. Son état actuel et sa localisation précise, bien que documentés, soulèvent encore des questions quant à son rôle exact dans le paysage culturel et religieux de l’époque. Les sources disponibles, comme les bases Mérimée ou The Megalithic Portal, permettent de situer ce monument dans un réseau plus large de sites similaires du Finistère, renforçant son importance pour la compréhension du patrimoine mégalithique régional.