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Propriété privée
5000 La Roche Plate 29840 Lanildut
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
…
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument
1861
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1861 (≈ 1861)
Recherches infructueuses à sa base
25 septembre 1883
Classement monument historique
Classement monument historique 25 septembre 1883 (≈ 1883)
Protection officielle du menhir
Début du XIXe siècle
Description par Fréminville
Description par Fréminville Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Première documentation moderne connue
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Kergadiou (cad. ZS 17) : classement par arrêté du 25 septembre 1883
Personnages clés
Chevalier de Fréminville - Historien et descriptif
A documenté le menhir au XIXe
Origine et histoire du Menhir de Kergadiou
Le menhir de Kergadiou, érigé durant le Néolithique, se dresse à Plourin dans le Finistère. Avec ses 8,55 mètres de hauteur, il est le deuxième plus haut menhir de France après celui de Kerloas. Constitué d’un bloc de granite de l’Aber Ildut, il pèse environ 40 tonnes. Sa face sud a été bouchardée, et des fouilles infructueuses ont été menées à sa base vers 1861. À proximité, un second menhir couché, long de 10 mètres et pesant 60 tonnes, présente une face supérieure régularisée, tandis que sa base suggère qu’il aurait pu être redressé ou abandonné lors de son érection.
Le Chevalier de Fréminville a décrit le site au début du XIXe siècle, et le menhir a été classé monument historique le 25 septembre 1883. Une légende locale raconte qu’une sorcière, furieuse après le vol du menhir par une dame des îles Britanniques, aurait lancé un bloc de pierre pour le détruire, formant ainsi le menhir couché. Ce site illustre l’importance des mégalithes dans le paysage breton, liés à des pratiques funéraires, rituelles ou symboliques durant le Néolithique.
Le menhir de Kergadiou est représentatif des constructions mégalithiques de la région, souvent associées à des alignements ou des ensembles funéraires. Sa taille exceptionnelle et son état de conservation en font un témoignage majeur de l’architecture préhistorique. Les deux menhirs, debout et couché, offrent un aperçu des techniques de taille et de transport des blocs de granite, ainsi que des croyances et légendes qui leur sont attachées depuis des siècles.
Les fouilles réalisées au XIXe siècle n’ont pas révélé d’objets ou de structures associées, laissant planer des mystères sur la fonction exacte du site. La régularisation par bouchardage des faces visibles des menhirs suggère un souci esthétique ou symbolique, tandis que leur implantation sur une colline peu marquée pourrait indiquer un choix délibéré pour une visibilité à distance. Ces éléments renforcent l’hypothèse d’un lieu marqué, peut-être lié à des rituels ou à la délimitation territoriale.
La protection du menhir en 1883 souligne son importance patrimoniale précoce, dans un contexte où les monuments mégalithiques étaient souvent négligés ou détruits. Aujourd’hui, le site reste un point d’intérêt pour les archéologues et les visiteurs, attirés par son histoire, sa légende et son intégration dans le paysage breton. Les études récentes, comme celles menées par Yohann Sparfel et Yvan Pailler, continuent d’enrichir les connaissances sur ce monument emblématique.