Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil à Val-de-Reuil dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil

  • Le Bourg
  • 27100 Saint-Étienne-du-Vauvray
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Menhir de la Basse Crémonville à Val-de-Reuil
Crédit photo : Gregofhuest - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1842
Découverte du menhir
1865
Mobilisation pour sauvegarde
1866
Déplacement du menhir
27 juin 1927
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir au bord du chemin n° 11 : classement par arrêté du 27 juin 1927

Personnages clés

André Prétavoine Maire de Louviers impliqué dans la sauvegarde du menhir.
M. Marcel Premier adjoint ayant dirigé les fouilles du menhir.

Origine et histoire du Menhir de la Basse Crémonville

Le menhir de la Basse-Crémonville se trouve sur la commune de Val-de-Reuil, dans l’Eure. Il est mentionné pour la première fois en 1842 lors des travaux de terrassement d’une route voisine : il s’agissait d’une grosse pierre calcaire, plus haute que large, détachée de la côte et se dressant en pointe. Une fouille pratiquée à son pied montra qu’il se terminait en pointe irrégulière à 1,25 m sous la surface du sol et ne renfermait aucun objet ; on remarqua également son orientation parallèle à la vallée et une ouverture peu profonde, en forme de parallélogramme, au sommet. La poursuite des travaux mit au jour une sépulture néolithique circulaire d’environ 4,50 m de diamètre, composée de trois niveaux superposés de 0,40 m chacun. Des squelettes étaient disposés sur chaque niveau, la tête appuyée sur une pierre aplatie contre la pierre circulaire et les pieds dirigés vers le centre, les bras le long du corps ; des moellons assemblés sans maçonnerie séparaient les défunts et des dalles de 0,15 m d’épaisseur séparaient les niveaux intermédiaires. Le sol du tombeau était dallé de calcaire, le dernier niveau était voûté de moellons et recouvert par un énorme bloc calcaire dont les dimensions restaient toutefois inférieures à celles du tombeau, qui présentait une hauteur de 1,65 m entre le sol et la pierre de couverture. Seuls trois squelettes furent retrouvés intacts et l’examen n’a révélé aucun objet métallique ; on releva seulement un fragment informe de vase en terre grossière et une sorte de hachette. Menacé par le tracé projeté d’une voie ferrée reliant Louviers à la ligne de Rouen en 1865, le menhir fit l’objet d’une mobilisation menée par des membres de la Société française d’archéologie, par André Prétavoine, maire de Louviers, et par M. Marcel, son premier adjoint qui avait dirigé les fouilles ; le Conseil général de l’Eure attribua un crédit de 400 francs pour son déplacement. Le déplacement eut lieu au début de mai 1866 : un contremaître, trois ouvriers et vingt manœuvres procédèrent au déterrement puis traînèrent la masse à l’aide de treuils sur un chemin de bois, opération au cours de laquelle le bloc se brisa accidentellement en deux parties à peu près égales. Le menhir fut finalement reposé sur un lit de calcaire et une couche de béton, au milieu d’un are de terrain offert par le propriétaire ; il occupe désormais l’emplacement de la sépulture néolithique. Le monument a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juin 1927. Il s’agit d’un bloc de calcaire sénonien mesurant 3,30 m de haut, 1,90 m de largeur moyenne et 0,70 m d’épaisseur ; à la partie supérieure, à 0,50 m du sommet et du côté opposé à la route, une cavité carrée de 0,20 m de côté et de 0,05 m de profondeur est visible. Selon la tradition locale, cette niche aurait servi à abriter une statuette d’un saint chrétien, mais elle pourrait aussi avoir été creusée lors des travaux de relevage du bloc ; on observe enfin une cassure à 1 m du sol, conséquence du transfert de 1866.

Liens externes