Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection présumée du menhir
1911
Découverte par T. Lelluc
Découverte par T. Lelluc
1911 (≈ 1911)
Menhir enfoui à 0,60 m
1912
Redressement du menhir
Redressement du menhir
1912 (≈ 1912)
Déplacé à 45 m de son emplacement
8 juillet 1924
Classement monument historique
Classement monument historique
8 juillet 1924 (≈ 1924)
Arrêté de protection officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de la Croix Saint-Jacques (cad. D 216) : classement par arrêté du 8 juillet 1924
Personnages clés
| T. Lelluc - Cultivateur et découvreur |
A exhumé le menhir en 1911 |
| Paul de Mortillet - Préhistorien sceptique |
Admit le transport volontaire du grès |
Origine et histoire
Le menhir de la Croix Saint-Jacques, aussi nommé Pierre à Leluc ou menhir de l'Orme, est un bloc de grès de Fontainebleau découvert en 1911 par le cultivateur T. Lelluc, enfoui à 0,60 m de profondeur sur la commune de Tousson. Redressé en 1912 à 45 m de son emplacement initial, son authenticité fut d’abord contestée en raison de l’absence de traces de calage et de grès local, suggérant un transport volontaire. Classé monument historique en 1924, il présente des gravures énigmatiques, dont une cupule profonde entourée de traits évoquant un soleil sur sa face est.
La face ouest du menhir comporte treize cupules peu profondes, alignées en trois rangées parallèles, non mentionnées lors de sa découverte en 1911. Cette omission laisse supposer une origine plus récente pour ces gravures. Constitué d’un grès absent dans les alentours immédiats, le menhir soulève des questions sur son érection et son usage originel, typiques des monuments mégalithiques du Néolithique. Paul de Mortillet, bien que sceptique, reconnut que son transport impliquait une intention symbolique ou pratique.
Situé en Seine-et-Marne, dans le village de Tousson, le menhir illustre l’occupation humaine préhistorique de l’Île-de-France. Son classement en 1924 et sa mention dans les inventaires archéologiques (comme la base Mérimée) en font un témoignage rare des pratiques mégalithiques régionales. Les cupules gravées, bien que partiellement attribuées à des ajouts postérieurs, rappellent les symboles solaires ou rituels fréquents dans les cultures néolithiques, sans que leur signification exacte puisse être établie avec certitude.