Frise chronologique
1751
Première description
Première description
1751 (≈ 1751)
Étudié par l’ingénieur Legendre sans fissure.
1773
Dessin de Grignon
Dessin de Grignon
1773 (≈ 1773)
Représentation avant la chute de 1782.
26 novembre 1782
Chute du menhir
Chute du menhir
26 novembre 1782 (≈ 1782)
Renversé par une tempête, fissure apparente.
1845
Redressement
Redressement
1845 (≈ 1845)
Remis debout par le préfet Romieu.
26 décembre 1883
Classement MH
Classement MH
26 décembre 1883 (≈ 1883)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir : classement par arrêté du 26 décembre 1883
Personnages clés
| Viromarus - Personnage cité dans l’inscription |
Nom gravé à 3,41 m de hauteur. |
| Préfet Romieu - Responsable du redressement |
A relevé le menhir en 1845. |
| Ingénieur Legendre - Descripteur en 1751 |
A étudié le menhir avant sa chute. |
| Pierre-Clément Grignon - Dessinateur en 1773 |
A illustré le menhir intact. |
| Noël Spéranze - Historien |
Interprète de l’inscription latine. |
| Louis Lepage - Archéologue |
A analysé l’inscription et l’histoire. |
Origine et histoire
Le menhir de la Haute-Borne est un bloc de calcaire local (portlandien supérieur) mesurant 6,56 mètres de hauteur, situé à Fontaines-sur-Marne, près du site du Châtelet de Gourzon. Il est implanté au bord d’une ancienne voie romaine reliant Segessera (Bar-sur-Aube) à Nasium (Naix-aux-Forges), témoignant de son rôle dans les déplacements antiques. Une inscription latine, « VIROMARUS ISTATILIF », gravée à 3,41 m de hauteur, évoque un personnage nommé Viromarus, interprété comme « Viromarus fils d’Istatili » par les historiens Spéranze et Lepage.
Le monument a été renversé par une tempête le 26 novembre 1782, révélant une fissure absente des descriptions antérieures (notamment celles de l’ingénieur Legendre en 1751 et du dessin de Grignon en 1773). Il est resté couché pendant 63 ans avant d’être redressé en 1845 par le préfet Romieu, puis enterré sur 1 mètre de profondeur. Classé au titre des monuments historiques le 26 décembre 1883, il incarne à la fois un vestige préhistorique et un repère historique lié aux échanges romains.
Selon une légende locale, le menhir serait le fuseau perdu par une fée lorraines se rendant aux moulins de Rachecourt. Cette tradition orale, bien que postérieure à l’ère mégalithique, illustre l’ancrage culturel du site dans le folklore champenois. Les études modernes, comme celles d’Éric Mahieu ou de Louis Lepage, soulignent son importance parmi les sites mégalithiques de la Haute-Marne, aux côtés d’autres monuments classés de la région.