Période de construction Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection estimée du menhir et des alignements.
28 mai 1980
Classement monument historique
Classement monument historique 28 mai 1980 (≈ 1980)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. C 282) : inscription par arrêté du 28 mai 1980
Personnages clés
Jacques Briard - Archéologue
A étudié les mégalithes d'Ille-et-Vilaine.
Loïc Langouët - Archéologue
Co-auteur d'une étude sur ce menhir.
Yvan Onnée - Archéologue
A contribué à documenter le site.
Origine et histoire du Menhir de la Haute-Pierre
Le menhir de la Haute-Pierre est un monument mégalithique emblématique situé au lieu-dit du Feu Lambert, sur la commune de Champeaux, en Ille-et-Vilaine. Ce bloc de quartzite, d’une hauteur de 4,07 mètres et d’une largeur maximale de 1,85 mètres à sa base, se distingue par sa forme de tronc de pyramide oblique à quatre faces, surmonté d’une calotte sphérique déformée par l’érosion. Il se dresse isolé dans un champ, au-dessus d’un vallon, à environ 2 km au sud-est du bourg de Champeaux et à 500 mètres au nord-ouest du barrage de la Cantache. Son alignement avec deux autres menhirs, situés sur la commune voisine de Pocé-les-Bois (la Pierre Blanche à l’Égallerie et un autre à Villaumur), suggère une organisation intentionnelle, typique des constructions mégalithiques de cette époque.
Le menhir a été officiellement reconnu pour son importance patrimoniale et inscrit à l’inventaire des monuments historiques par un arrêté du 28 mai 1980. Cette protection témoigne de sa valeur archéologique et de son rôle dans la compréhension des pratiques culturelles et religieuses du Néolithique en Bretagne. Les études menées, notamment par des archéologues comme Jacques Briard, Loïc Langouët et Yvan Onnée, ont contribué à documenter ce site parmi les nombreux mégalithes du département d’Ille-et-Vilaine. Le menhir, bien que situé en milieu rural, reste accessible et offre un exemple remarquable de l’architecture mégalithique bretonne, marquée par l’utilisation de pierres locales comme le quartzite.
Le contexte géographique du menhir, entre les lieux-dits du Feu-Lambert et des Vallons, ainsi que sa proximité avec d’autres menhirs, renforce l’hypothèse d’un paysage sacré ou rituel organisé par les communautés néolithiques. Ces monuments, souvent associés à des pratiques funéraires ou astronomiques, illustrent la maîtrise technique et symbolique des sociétés de l’époque. Leur préservation permet aujourd’hui d’étudier les modes de vie, les croyances et les échanges culturels qui animaient la Bretagne il y a plus de 5 000 ans.