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Propriété de la commune
30580 Lussan, Le Bourg
Frise chronologique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
2200 av. J.-C.
2100 av. J.-C.
…
0
1900
2000
Chalcolithique (vers 2500–1800 av. J.-C.)
Construction du menhir
Construction du menhir Chalcolithique (vers 2500–1800 av. J.-C.) (≈ 2150 av. J.-C.)
Période d'érection estimée pour le monument.
12 décembre 1910
Classement MH
Classement MH 12 décembre 1910 (≈ 1910)
Arrêté de protection au titre des monuments historiques.
Fin XIXe – début XXe siècle
Première descriptions
Première descriptions Fin XIXe – début XXe siècle (≈ 2025)
Période de documentation archéologique intense.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de la Pierre Plantée (cad. B 42) : classement par arrêté du 12 décembre 1910
Personnages clés
Luc Jallot - Archéologue
A étudié les menhirs anthropomorphes du Sud.
A. Lombard-Dumas - Historien local
Auteur d'un catalogue des mégalithes du Gard (1893).
Origine et histoire du Menhir de la Lèque
Le menhir de la Lèque, aussi appelé « Pierre Plantée » ou « Peyrefiche », est un monument emblématique du mégalithisme dans le Gard. Dressé à 300 m d’altitude près du hameau de La Lèque, sur la commune de Lussan, il surplombe le ravin de Merderis. Taillé dans un calcaire local extrait d’une carrière voisine, ce bloc de 5,50 m de haut, 1,60 m de large et 0,60 m d’épaisseur se distingue par sa forme fusiforme soigneusement martelée, une rareté pour les menhirs du département, généralement laissés bruts. Sa face est présente une plage circulaire piquetée, visible sous lumière rasante, tandis que des échancrures à sa base témoignent d’une tentative de débitage avortée.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 12 décembre 1910, le menhir de la Lèque a suscité un intérêt particulier dès la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, devenant l’un des sites mégalithiques les plus documentés du Gard. Son orientation est/ouest et sa régularité géométrique, combinées à des inscriptions modernes gravées, en font un sujet d’étude pour les archéologues, comme en témoignent les travaux de Luc Jallot ou A. Lombard-Dumas. La propriété du menhir appartient aujourd’hui à la commune de Lussan, dans le département du Gard en région Occitanie.
Le menhir illustre les pratiques funéraires et symboliques du Chalcolithique (âge du Cuivre, vers 2500–1800 av. J.-C.), période charnière entre le Néolithique et l’âge du Bronze. Dans le sud de la France, ces monuments marquaient souvent des lieux de rassemblement, des frontières territoriales ou des axes de circulation, tout en jouant un rôle dans les croyances liées à la fertilité ou aux ancêtres. Leur érection nécessitait une organisation collective complexe, reflétant une société sédentaire et hiérarchisée, capable de mobiliser des ressources humaines et techniques pour extraire, transporter et dresser des blocs de plusieurs tonnes.