Menhir de la Pierre Attelée de Saint-Brevin-les-Pins
Menhir de la Pierre Attelée de Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique
Patrimoine classéPatrimoine CeltiqueMenhirs
Menhir de la Pierre Attelée de Saint-Brevin-les-Pins
18-24 Chemin du Reveau
44250 Saint-Brevin-les-Pins
44250 Saint-Brevin-les-Pins, 18-24 Chemin du Reveau
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
XIXe siècle
Époque contemporaine
3500 av. J.-C.
3400 av. J.-C.
…
0
1100
1900
2000
Néolithique (5000-2000 av. J.-C.)
Érection du menhir
Érection du menhir Néolithique (5000-2000 av. J.-C.) (≈ 3500 av. J.-C.)
Le menhir est probablement dressé par des communautés locales pour des raisons funéraires, religieuses ou astronomiques.
Moyen Âge
Christianisation du menhir
Christianisation du menhir Moyen Âge (≈ 1125)
Un socle maçonné et une croix sont ajoutés au sommet, intégrant le monument dans la tradition chrétienne.
1978
Classement monument historique
Classement monument historique 1978 (≈ 1978)
Le menhir est protégé par l'État français, reconnaissant son importance archéologique et culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Pitre de Lisle du Dreneuc
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Joseph Rousse
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Origine et histoire du Menhir de la Pierre Attelée
Le menhir de la Pierre Attelée, situé à Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique, est un imposant monument mégalithique taillé dans du grès quartzeux. Datant probablement du Néolithique, entre 5000 et 2000 avant notre ère, ce menhir est un vestige des pratiques funéraires et religieuses des populations préhistoriques. Son érection précise reste inconnue, mais il est probable qu'il ait été dressé par des communautés locales pour marquer un territoire, honorer des défunts ou servir de repère astronomique. Sa taille imposante, avec 2,79 mètres de hauteur, en fait un témoignage frappant de l'ingéniosité et des croyances des sociétés anciennes.
Au fil des siècles, le menhir a subi diverses transformations. Selon Pitre de Lisle du Dreneuc, il était profondément enfoui dans le sol, ce qui suggère qu'il a pu être déplacé ou partiellement enterré au cours de l'histoire. Au Moyen Âge, le monument a été christianisé, comme en témoigne l'ajout d'un petit socle maçonné surmonté d'une croix. Cette pratique était courante à l'époque, où les églises cherchaient à intégrer les lieux de culte païens dans la nouvelle foi chrétienne. Cette christianisation a probablement permis de préserver le menhir, en le transformant en un symbole religieux plutôt qu'en une relique païenne.
Le menhir a également été le théâtre de traditions locales, notamment au printemps, où son sommet était décoré de guirlandes de fleurs. Cette coutume, évoquée dans le poème *Le menhir* de Joseph Rousse, illustre l'attachement des populations locales à ce monument. Ces décorations florales symbolisaient peut-être un renouveau saisonnier ou un hommage aux ancêtres. La tradition, bien que moins pratiquée aujourd'hui, reste un élément marquant du folklore breton.
En 1978, le menhir de la Pierre Attelée a été classé monument historique, reconnaissant ainsi son importance archéologique et culturelle. Cette protection a permis de préserver ce vestige mégalithique des dégradations et des pillages. Aujourd'hui, il attire les visiteurs et les chercheurs, qui viennent étudier ses caractéristiques géologiques et son rôle dans l'histoire locale. Le menhir incarne ainsi un lien tangible entre le passé préhistorique et le patrimoine contemporain de la région.